Marquée par l’incertitude pendant un long moment, la scène politique nationale s’offre une décantation avec l’annonce de la tenue de l’élection présidentielle dans les délais. La confusion et le flou qui ont entouré la tenue ou pas de ce rendez-vous électoral font désormais du passé. L’élection présidentielle 2019 aura bel et bien lieu au mois d’avril prochain, contrairement à ce que suggéraient supputations et rumeurs.

Le personnel politique était, en effet, suspendu pendant plusieurs mois à cette annonce qui tardait à venir, ce qui avait ouvert la voie à divers scénarios. La convocation du corps électoral, qui équivaut à une décantation, ne manquera pas visiblement de donner un coup d’accélérateur à une pratique politique sclérosée par le flou qui aura marqué le champ politique national.
Avec la convocation depuis hier par le premier magistrat du pays du corps électoral pour le 18 avril prochain, le suspense prend fin. La décantation est bien là. Des acteurs de la scène politique nationale se féliciteront certainement de cette évolution qui achève une confusion embarrassante à plus d’un titre. L’exprimant probablement plus que les autres acteurs, la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, n’a pas cessé, ces dernières semaines, de décrier un flou qui a empêché les formations politiques de s’exprimer sur le rendez-vous de la présidentielle.
D’autres partis politiques attendaient justement un indice fiable de nature à affirmer la tenue du rendez-vous dans les délais pour pouvoir se positionner. Cette attente vient de prendre fin avec la convocation du corps électoral, offrant systématiquement une nouvelle donne politique de nature à libérer les énergies, notamment auprès des formations politiques qui comptent jouer un rôle à l’occasion de cette consultation. Les jours et semaines à venir apporteront, sans l’ombre d’un doute, des clarifications quant aux intentions des uns et des autres.
Mais en attendant que ces intentions politiques s’expriment et que les questions programmatiques s’exposent sur la place publique et médiatique, l’on n’ignore pas le contexte socioéconomique dans lequel aura lieu cette échéance. Elle se déroulera alors que le pays fait face à une situation économique et financière difficile et au moment où le front social ne cesse de grandir. Ce qui exigera une offre politique à la mesure des attentes.