Le grand projet d’exploitation des mines de phosphate de l’Est du pays, d’une valeur de 6 milliards de dollars lancé en novembre dernier à Tébessa, va demander énormément de ressources humaines qualifiées. Et c’est pour cette raison que le ministère de la Formation et de l’enseignement professionnels a fixé l’objectif de former l’élite de ce mégaprojet.

C’est ce qu’a indiqué, hier, le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mohamed Mebarki, lors de son passage à la Chaîne III de la Radio nationale. Depuis quelque temps, son département s’emploie à former la ressource humaine et la main-d’œuvre qualifiée pour répondre aux besoins du mégaprojet intégré pour l’exploitation de phosphate à Tébessa.
En d’autres termes, le personnel nécessaire au mégaprojet d’exploitation de phosphate sera formé localement. Selon le premier responsable du département, un des axes importants de la stratégie dans la formation professionnelle en Algérie repose sur l’adaptation de la formation aux spécialités répondant aux besoins du secteur économique de façon générale.
C’est dans ce cadre qu’une journée d’études est prévue, aujourd’hui, jeudi, avec le ministère de l’Industrie et des Mines ainsi que le ministère de l’Energie et des entreprises économiques algériennes afin de former une ressource humaine qualifiée et nécessaire au projet intégré pour l’exploitation de phosphate à Tébessa. D’autre part, ce mégaprojet nécessite pour les chantiers de réalisation 14 000 travailleurs, à sa mise en production, l’exploitation nécessitera un minimum de 3 000 emplois directs.
«Nous disposons d’une filière mines et carrières qui comprend une dizaine de spécialités répertoriées dans la nomenclature nationale des spécialités», a expliqué M. Mebarki, assurant que son département «dispose aussi de programmes pédagogiques, de manuels et d’équipements nécessaires à la formation dans la filière mines et carrières». «Nous anticipons aussi sur les spécialités à promouvoir en fonction des métiers qui se développent en Algérie», a-t-il dit, citant «l’industrie automobile, les nouvelles technologies et le numérique». Le ministre a indiqué en outre que «les jeunes Algériens expriment un intérêt grandissant» à la formation professionnelle où «il y a moins de déperdition comparativement aux années précédentes». «Quelque
280 000 places pédagogiques seront offertes, lors de la prochaine rentrée professionnelle, session février 2019 », c’est ce qu’a affirmé le ministre de la Formation professionnelle, Mohamed Mebarki.
Indiquant que son département a établi une nouvelle nomenclature des branches professionnelles, mise en œuvre en septembre dernier, le ministre précise que ce «sont des spécialités extrêmement importantes dans le développement de l’économie du pays, et surtout très demandées dans le monde du travail».
Par ailleurs, le ministre souligne, à propos du recul significatif de la déperdition, que «sur 100 inscrits, il y a à peine une quinzaine qui ne vont pas jusqu’au bout de la formation». Ajoutant que son département forme annuellement quelque 230 000 diplômés et qualifiés, «ce qui est à mon avis un chiffre correct», commente-t-il