Les périodes des soldes s’installent irrémédiablement dans le paysage commerçant en Algérie. Des phases de consommation qui ont tendance à devenir une habitude pour un consommateur qui ne sait plus où donner de la tête

. Les soldes restent évidemment des moments importants pour les commerçants puisqu’elles leur permettent de multiplier leurs chiffres de ventes, mais, d’autre part, ces périodes de kermesse donnent à voir souvent des situations invraisemblables où l’envie de consommation est débridée. Des attitudes souvent vues dans d’autres pays développés où la consommation fait office de mode de vie. Des marques étrangères installées récemment en Algérie semblent avoir flairé le filon, celui de la fièvre consumériste des Algériens notamment des jeunes. Les représentants de ces marques s’adonnent depuis à la règle de façon assidue. Ces kermesses de la surconsommation peuvent contribuer à faire marcher la machine, pour l’intérêt de tout le système commercial. Mais certains observateurs, qui appellent à revenir absolument à une consommation raisonnable, dénoncent les effets néfastes de ce type d’achat massif, souvent déconnecté des besoins réels de la société. Une espèce d’hystérie consumériste assez singulière lorsque l’on sait les difficultés financières de plus en plus évidentes de l’Algérien moyen. Des difficultés souvent exprimées en société et même fréquemment face aux caméras des télévisions privées diffusant des « radiotrottoirs ». La dévaluation de la monnaie nationale met également en difficulté l’acheteur éventuel qui devrait faire des concessions dans ses loisirs et autres nécessités pour pouvoir acquérir l’objet de ses désirs, avant qu’il ne soit trop tard. Les soldes utilisant cette technique qui donne cette impression oppressante qu’il n’y en aura pas pour tout le monde. Il est évident que cette hyperconsommation est loin d’être un signe positif, particulièrement dans un pays en développement où les carences, à des niveaux divers, sont criantes.