Ce sont 200 entreprises algériennes qui vont participer à la «Journée Algérie» que va organiser le Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, en collaboration avec le Bureau de Business France (BBF) près de l’Ambassade de France en Algérie, le 31 janvier prochain à Lyon

, a indiqué le président de la Commission des relations internationales et des accords agricoles de la région, André Marleix. Cet ancien ministre, qui s’exprimait lors d’un point de presse qu’il a animé mardi dernier en fin d’après-midi au siège du BBF d’Alger, pour présenter les enjeux de cette manifestation régionale à portée nationale, a insisté sur le fait que «cette journée» qui intervient après «la Journée du Japon», «peut ouvrir la voie à des perspectives de coopération très importantes». La région Auvergne-Rhône-Alpes regroupe pas moins de 6 500 entreprises, «ce qui fait d’elle la première région industrielle de France», a fait remarquer Marleix. Toujours au registre des atouts de sa région, il dira qu’elle compte en son sein des compétences industrielles et des services avérés et que son budget «s’élève à 4 milliards d’euro», a-t-il précisé. A propos de la «Journée Algérie », l’ancien ministre a expliqué que les thèmes qui y seront développés sont d’un grand intérêt car ils vont permettre aux deux parties d’en savoir un peu plus sur les opportunités de partenariat. A ce titre, le conférencier a indiqué que «quatre filières ont été identifiées pour valoriser et développer les liens entre la région Auvergne-Rhône-Alpes et l’Algérie». Ce sont «l’agriculture, l’agroalimentaire et l’élevage bovins, les énergies renouvelables et l’économie circulaire et, enfin, l’industrie automobile et la plasturgie». Toujours selon ce même responsable, «cette journée vise à examiner les possibilités de renforcement des relations de partenariat et d’investissement entre les entreprises algériennes et leurs homologues françaises de la région Auvergne-Rhône-Alpes, à travers un programme diversifié prévoyant des tables rondes, des communications ainsi que des rencontres B2B entre les participants à cette journée». Il a en outre souligné que le Conseil régional a convié des ministres algériens à rehausser la journée par leur participation. «Pour l’heure, trois ministres ont répondu favorablement», sans citer de nom, a-t-il révélé. Le président du conseil a fait savoir que la Chambre de l’agriculture de la région qu’il représente «a signé une convention de partenariat avec son homologue algérienne». Notons que dans la perspective de renforcer la coopération entre la France et l’Algérie, le président de la Chambre de commerce algérienne à Paris, Kaci Aït Yala, a annoncé lors de l’une de ses sorties médiatiques que «la majorité des dossiers de coopération qui sont bloqués entre l’Algérie et la France seront désormais prêts à l’exploitation». Et d’ajouter : «Lors de la prochaine étape, la coopération algéro-française connaîtra de nouvelles mesures. En plus du marché algérien, nous envisageons de co-investir dans le marché africain notamment, à travers la signature de conventions entre chaque partie, où l’Algérie sera le premier investisseur, la France sera considérée comme le partenaire technologique, et un pays africain sur le territoire duquel la réalisation des projets aura lieu», a-t-il encore expliqué. Il y a lieu aussi de souligner que l’Algérie et la France ont conclu, dans le cadre du partenariat stratégique, quatre accords de coopération concernant les secteurs du tourisme, du commerce électronique, de la sous-traitance et l’agriculture, alors que 20 autres conventions sont toujours en cours de discussion. Pour rappel, en octobre 2018 une rencontre a eu lieu en France entre les hommes d’affaires algériens et français afin d’évaluer les collaborations économiques entre l’Algérie et la France