L’effondrement d’une dalle dans un chantier AADL, à Rahmania, a de nouveau rebondi hier avec les déclarations du chef du groupe parlementaire du MSP.

Le député Ahmed Sadouk a indiqué, à ce sujet, que « des violations flagrantes » ont été constatées à la suite de l’enquête ouverte après le décès de trois ouvriers et la blessure de cinq autres. Les résultats de cette investigation ne sont pas encore publiés et ne peuvent pas être considérés comme définitifs, mais ils permettent de constater que de nombreuses règles de sécurité et de construction n’ont pas été respectées, a indiqué ce parlementaire dans une déclaration à Reporters.
« Les deux Subsahariens et l’Algérien qui sont morts n’étaient pas déclarés. Les promoteurs du projet sont responsables. Ils étaient censés communiquer la liste de leur personnel à l’agence AADL », a-t-il déclaré. La réalisation du projet est sous la direction d’une entreprise turque qui a donné le projet à une entreprise algérienne sous-traitante, a-t-il révélé, avant de s’interroger sur ce genre de transactions et leurs conséquences sur la sécurité du personnel et la qualité du bâti.
De son côté, Djamel Chorfi, expert en urbanisme, a déclaré à Reporters, après sa visite au chantier de Rahmania : «Nous avons constaté que le chantier en question est dans l’inégalité à 90%. » Les normes de sécurité sont  « catastrophiques » le contrôle  était totalement  « absent »