Les régions-frontières de l’Algérie vont bénéficier de nouveaux plans d’action de valorisation et de promotion de leur potentiel socio-économique. L’objectif est de faire de ces parties sensibles du territoire national des espaces de dynamiques économique et sociale permettant à leurs habitants un accès à l’emploi ainsi qu’à la création d’entreprises ainsi qu’un plus grand ancrage dans leurs régions.

Dans son explication de ces plans d’actions, le ministre de l’Intérieur parle de «programme supplémentaire de mise à niveau» avec «l’implication des différents fonds et l’accompagnement des communes leur permettant de mener les missions économiques nécessaires pour développer la bande frontalière ». M. Noureddine Bedoui, qui s’est exprimé de Tamanrasset où il s’est rendu, a abordé la question des espaces-frontières dans leur globalité avec un accent mis, cependant, sur ceux du Grand Sud et des Hauts-Plateaux algériens où il est question de « poursuite de développement et d’amélioration des conditions de vie du citoyen ». Le ministre de l’Intérieur a mis en avant l’importance stratégique que revêt la wilaya de Tamanrasset qui, a-t-il dit, constitue « dans la profondeur de l’Algérie, une fenêtre sur l’Afrique».
« Des instructions ont été données pour (…) assurer le logement, l’emploi et la promotion de la ressource humaine dans la région », a-t-il ajouté en appelant à «la préservation de la stabilité et des acquis réalisés ». Et d’ajouter : «Nous œuvrerons à réunir les conditions adéquates», a poursuivi le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire dont le département voit ses prérogatives élargies et renforcées, notamment en matière d’aménagement et de gestion du territoire.
D’après ses prérogatives contenues dans le décret exécutif publié dans le journal numéro 77 du 23 décembre 2018, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire est le grand «façonneur » de l’espace national.
Selon ce décret, les compétences qui faisaient partie naguère des compétences du département de l’Environnement sont désormais du domaine d’intervention de l’Intérieur. Ainsi le ministre du secteur est dans le domaine de l’aménagement du territoire chargé entre autres «d’élaborer, de proposer et de mettre en œuvre la stratégie nationale de l’aménagement du territoire ; d’orienter et de coordonner, avec les secteurs concernés, la valorisation optimale de toutes les infrastructures et potentialités nationales ainsi que la promotion et le développement durable des espaces sensibles et vulnérables : littoral, montagnes, Hauts-Plateaux, Sud et zones frontalières… » Ce pourquoi le ministre de l’Intérieur s’est justement déplacé à Tamanrasset accompagné de plusieurs ministres dont celui des Travaux publics et des Transports Abdelghani Zaâlane, qui a indiqué que «le volume d’investissements dans la région durant a atteint en une décennie 103 milliards dinars pour la réalisation de routes et l’ouverture d’accès ».n