Le secrétaire général de la Fédération des imams et du personnel du secteur des affaires religieuses, affiliée à l’UGTA, Djelloul Hadjimi, a affiché hier son optimisme quant à la portée des négociations entre la structure syndicale qu’il représente et le ministère des Affaires religieuse et des Wakfs.

Ces négociations portent, faut-il le rappeler, sur une série de revendications émises par les imams et le personnel du secteur, notamment la question épineuse des salaires. La rencontre entre la fédération et le ministère, tenue dimanche dernier, « a ouvert grandement les portes du dialogue. Une commission mixte a été formée pour débattre des 47 revendications auxquelles ont été ajoutées quelques autres revendications», a déclaré à Reporters M. Hadjimi. « Certes, il y avait ce point de discorde relatif à la question des statuts et donc des salaires, mais le ministre nous a affirmé que toutes nos revendications seront incluses dans les négociations.

La présence d’un bon nombre de cadres du ministère, lors de la rencontre de dimanche, est un signe de sérieux de la part de la tutelle », poursuit notre interlocuteur, rappelant que les principales revendications de sa fédération tournent autour de la révision des statuts, du système indemnitaire ainsi que sur la loi d’orientation relative à la gestion du secteur. Pour ce qui est des nouvelles revendications, M. Hadjimi dira qu’elles concernent « la protection des symboles religieux contre les agressions, l’immunité des imams comme c’est le cas pour les magistrats, ainsi que la prise en considération de l’aspect humain dans les affectations ».
Pour rappel, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, a récemment affirmé qu’il n’y avait pas de possibilité pour augmenter les salaires du personnel de ce secteur en raison de la crise financière que traverse le pays. « La revendication liée aux salaires va trouver une sortie juridique et même si le ministère ne peut pas le faire, il existe d’autres dispositions », estime toutefois M. Hadjimi, qui compte défendre cette thèse lors d’une nouvelle rencontre avec le ministère qui pourrait se tenir à la fin de cette semaine.
Le salaire d’un imam ne dépasse pas les 40 000 dinars, tandis que pour un mouadine ou un gestionnaire de mosquée, il ne va pas au-delà des 25 000 dinars, note le secrétaire général de la Fédération des imams et du personnel du secteur des affaires religieuses. « Pour les imams, nous avons demandé que les salaires soient proches de ceux qui travaillent dans certains secteurs, tels que l’éducation, l’enseignement supérieur et la magistrature », conclura-t-il.n