Les prix du pétrole poursuivaient, hier, leur remontée gagnant près d’un dollar en cours d’échanges, enregistrant ainsi une septième séance consécutive de hausse, portés par des informations faisant état de réduction des importations en provenance de l’Arabie saoudite, l’un des principaux pourvoyeurs du marché mondial de l’or noir.

Dans cette dynamique de reprise, qui s’était déjà assez clairement exprimée la veille, premier jour de la semaine, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 58,30 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 97 cents par rapport à la clôture de lundi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « Light sweet crude » (WTI) pour le contrat de février gagnait 73 cents à 49,25 dollars.
L’année 2019 commence donc avec des prix de brut qui sont loin de ressembler à ceux affichés à la fin de l’année 2018, avec un baril descendu en dessous des 50 dollars, acculé vers ses plus bas par l’abondance de l’offre, notamment celle en provenance des Etats-Unis. Parmi les facteurs qui ont déclenché cette remontée, un article du Wall Street Journal rapportant que l’Arabie saoudite prévoyait de réduire ses exportations de brut à environ 7,1 millions de barils par jour d’ici la fin janvier afin de faire monter les cours au-dessus des 80 dollars.
« Les prix ont été soutenus par l’article du Wall Street Journal », a confirmé Sukrit Vijayakar, analyste chez Trifecta Consultants. Pour rappel, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires, dont la Russie, avaient promis début décembre une baisse de leur production.
Sur un autre registre, les prix du pétrole profitent actuellement, des négociations qui se tiennent à Pékin entre les représentants américains et chinois, sur fond d’une trêve annoncée dans l’escalade des sanctions commerciales. Toutefois, les analystes font preuve de prudence sur les perspectives du marché pétrolier, sachant que des prix élevés inciteraient de nouveau le Président américain à monter au créneau pour imposer les siens. « Nous pouvons affirmer sans trop de doute qu’avec un bond plus marqué des cours, le président américain ne pourra pas résister à l’envie, non seulement de critiquer les prix trop élevés, mais de prendre des mesures contre les producteurs», a estimé Tamas Varga, analyste chez PVM.
En 2018, Donald Trump ne s’était pas empêché de critiquer à plusieurs reprises les décisions prises par l’Opep pour faire monter les prix. Ce qui avait poussé Riyad à maintenir ses niveaux de production élevés pour satisfaire son allié américain, selon de nombreux observateurs