L’épreuve se jouera sur une terre qui rappelle de bien mauvais souvenirs pour le football algérien jamais à son aise quand il s’agit d’aller jouer en Egypte. L’équipe nationale fait partie des 24 participants à la Coupe d’Afrique des nations 2019 qui se tiendra au « pays du Nil » du 15 juin au 13 juillet à venir. Le sélectionneur des « Verts », Djamel Belmadi, avait une préférence pour une CAN sudafricaine. Il jugeait les conditions plus propices pour un rendement optimal, surtout que le tournoi se tiendra en été.

« La compétition se jouera en fin de saison et les conditions climatiques en Afrique du Sud sont plus agréables, c’est l’hiver chez eux. De ce point de vue, je préfère que la CAN se joue en Afrique du Sud », avait reconnu le driver de l’EN en notant que « l’Égypte, c’est à peu près le même climat que le Qatar au mois de juin concernant l’environnement et les conditions de jeu. C’est quasiment impossible de jouer avec un taux d’humidité élevé et une chaleur énorme.»
Deuxième participation à une CAN égyptienne seulement !
Pour la 5e fois donc, les Egyptiens seront hôtes de la messe africaine. En trois fois sur les 4 précédentes éditions à la maison, les « Pharaons » ont été sacrés. La première était en 1959 du temps de la République arabe unie puis en 1986 et en 2006. La seule fois où l’Egypte, septuble championne d’Afrique, n’a pas été couronnée chez elle était en 1972 lorsque le Zaïre (actuelle République démorcratique du Congo) avait triomphé. Quant à l’Algérie, elle n’a pris part qu’à l’opus 1986 avec 8 équipes se faisant sortir dès le premier tour dans une poule qui comptait le Cameroun, le Maroc et la Zambie. « El-Khadra » avait terminé à la 3e place du quatuor devant les Zambiens, derrière les Camerounais, finalistes, et les Marocains. Le bilan comptable était de 2 points récoltés en 3 rencontres. Soit deux nuls et une défaite avec 2 buts marqués pour 3 concédés. L’été prochain, les héritiers de Lakhdar Belloumi essayeront de faire mieux dans une compétition qui regroupera 24 sélections scindées en 6 groupes de quatre. Une nouvelle formule et un parcours plus long vers le trophée. Les deux premiers de chaque poules et les 4 meilleurs troisièmes formeront le « top 16 ». Cela fera un tour de plus à passer. Soit 7 machs au lieu de 6 joués habituellement. Les organismes seront mis à rude épreuve dans une période où le mercure sera très haut.
Le public algérien en soutien indéfectible
Cependant, Belmadi a noté que ce paramètre « vaut pour toutes les équipes à la CAN, pas seulement pour l’Algérie.» Le successeur de Rabah Madjer n’est pas du genre à se lamenter sur le sort ou qui essaie de trouver des parades aux échecs avant de passer les épreuves.
A plusieurs reprises, il a insinué qu’il joue tout le temps pour la gagne. Sans pour autant promettre d’aller chercher la seconde étoile pour l’Algérie après l’unique décrochée en 1990 à domicile. L’appui du public avait joué un rôle conséquent cette année-là. Pour la séquence qui se jouera en Egypte, le public algérien devrait se rendre en masse pour soutenir Youcef Atal & cie dans cette épreuve.
Toutefois, pour l’appui des supporters en terme quantitatif, il sera impossible de faire le poids dans le cas où les chemins de l’Egypte et l’Algérie se croisent. Surtout si c’est un stade avancé de la compétition. Mais, quoi qu’on dise, nie ou prétend, les Algériens seront favoris sur le papier.
Malgré eux. Ils doivent faire avec et essayer d’aller le plus loin possible. En Afrique du Sud ou l’Egypte, la devise restera la même pour Belmadi : « la victoire en toutes circonstances ».
M. T.