Interpellé par un confrère sur le montant faramineux des importations CKD/SKD pour l’industrie de montage automobile, ayant atteint les 2 482 milliards dollars en 2018, le secrétaire général du ministère de l’Industrie et des Mines Kheïredine Mahdjoubi, présent à la cérémonie de signature de la convention

, a reconnu qu’il est certes élevé « mais il ne le sera pas pour très longtemps ». Comment ? Selon ce responsable, il ne reste plus que deux ans aux monteurs pour atteindre les 10 % comme l’exige le cahier des charges et cinq années pour atteindre les 40%. « Et donc, à court terme, les montants d’importations vont stagner et par la suite appelés à diminuer », a expliqué le Secrétaire général. Et de poursuivre dans ce sens : « C’est d’autant plus prévisible dès lors où des usines vont pouvoir s’approvisionner en produits “d’emboutissage” local, une partie du véhicule qui coûte cher à l’import. » A propos du cahier des charges, notamment concernant le chapitre « taux d’intégration », Mahdjoubi a répondu : « Nous serons intransigeants devant les cas de retard.
Et d’ailleurs, des équipes
de contrôle vont inspecter les usines de montage pour observer de visu si les conditions sont respectées.