Pour la première fois depuis Noël, James Harden a inscrit moins de 40 points. Un nouveau record à 3 points a été battu à Sacramento et les Warriors étaient là. Tout ce qu’il faut savoir sur la soirée de samedi en NBA.

Le chiffre : 38
La série de cinq matches d’affilée à plus de 40 points de James Harden a pris fin samedi à Portland puisque le MVP de la dernière saison régulière n’en a inscrit que… 38. Un match qui aura conforté ses détracteurs puisque marqué par un déchet personnel important (23 tirs ratés dont 12 à 3 points et 7 balles perdues) et une défaite des Rockets à Portland (110-101). Les Blazers ont fait la différence sur un 13-0 juste avant la mi-temps puis ont géré leur avance en serrant Harden au plus près. « J’ai essayé de le coller, l’obliger à forcer, l’épuiser et de ne pas me faire siffler de fautes trop faciles », a commenté Evan Turner, auteur d’un gros travail défensif sur le barbu.

Le record : pluie de 3 points à Sacramento
Pour la première fois depuis l’introduction du trois points en NBA il y a quarante ans, deux équipes ont inscrit au moins 20 paniers primés, et dépassé à deux le total de 40, lors d’un même match. Auteurs d’un retentissant 20/36 derrière la ligne, les Kings n’en ont pas moins été battus (123-127) par les Warriors et leur 21/47 dans l’exercice (plus de la moitié des tirs tentés par les tenants du titre). Dans ce contexte, Stephen Curry s’est évidemment régalé (42 points), inscrivant la moitié de ses paniers primés (5 sur 10) dans le dernier quart-temps, même si c’est sur la ligne des lancers francs qu’il a véritablement validé la victoire de Golden State avec un 2/2 à 9’’4 de la fin. Beau joueur, le coach des Kings, Dave Joerger, a concédé que «ça devait être sympa à regarder». Autre record, plus laid : en perdant à domicile face à New Orleans (98-133), Cleveland est devenu samedi la première équipe de l’histoire à aligner cinq défaites de suite chez lui d’au moins 20 points (25,8 de moyenne). Les Cavs de l’après-LeBron sont désormais sur la plus longue série en cours de défaites en NBA (9).

La décla : « Ça vient  de moi»
Enrhumé, Jimmy Butler n’a pas participé samedi à la victoire de Philadelphie à domicile sur Dallas (106-100) à l’issue d’un match où les Sixers ont éteint Luka Doncic (4/16 aux tirs) et globalement dominé la seconde mi-temps, comptant jusqu’à 19 points d’avance (89-70, 37e). Mais il avait fait l’actu la veille en se plaignant de son utilisation en attaque. Comme un écho à une frustration similaire de Joel Embiid un mois plus tôt. Butler « est loquace, entier et tranché, mais tout ça vient de moi, je les pousse à ça, a répondu Brett Brown. Personne ne doit être surpris. Il doit avoir un avis, il veut qu’on l’entende, et il faut l’écouter. » À moins que le coach ne rejoue la maxime de Cocteau, « puisque ces mystères me dépassent, feignons d’en être l’organisateur. »

L’histoire : ça devient plus clair à l’Ouest
On a déjà évoqué plus haut la défaite de Sacramento, puis celle de Dallas. En ajoutant celle de Memphis à San Antonio (108-88), la situation devient encore plus limpide dans une conférence Ouest longtemps entremêlée. Désormais, les huit premiers, dont les Spurs, qui restent sur quatre victoires, ont au moins 53% de victoires. Le neuvième, Utah, vainqueur à Detroit (105-110), pointe à 50% et peut espérer profiter à terme du ralentissement des équipes de LA, les Clippers (10 défaites en 17 matches depuis un mois) et surtout les Lakers sans LeBron James. Ceux qui suivent, Kings, Grizzlies, Mavs, sont désormais en négatif.
Pour Memphis, cela part même en capilotade avec ce cinquième revers de suite avec des débuts compliqués pour la recrue Justin Holiday (2 points).