Après avoir annoncé et défendu la nécessité de tenir l’élection présidentielle dans les délais de rigueur, Amar Ghoul, président de Tajamou amel el Djazaïr (TAJ), revient encore une fois sur sa proposition de la tenue d’une conférence de consensus national, à l’occasion de l’ouverture des travaux de la première session ordinaire du bureau politique de TAJ, issu du dernier congrès.

Il a insisté sur l’initiative du consensus national, estimant que «le pays en a plus que jamais besoin» pour «faire face aux multiples défis qui s’imposent». Il considère que l’option que son parti défend n’est conditionnée ni par des délais et encore moins sur la forme sous laquelle elle doit se tenir.
«Cette rencontre peut se tenir sous forme d’assises, de conférence ou de congrès, et peu importe la forme que prendra l’idée que nous proposons, ce qui est important ce sont le contenu et les objectifs de la rencontre», a-t-il indiqué, précisant qu’elle doit «se tenir sous l’égide du chef de l’Etat». «Le consensus que nous voulons est cette rencontre de toutes les forces vives de la nation pour dégager un accord sur les solutions idoines à nos problèmes et non un consensus qui défendra les intérêts des personnes», a-t-il souligné, ajoutant, en réplique à Abderrezak Makri, que «le discours de TAJ ne vient pas du néant. Il est responsable, clair et constructif et vise la défense de l’intérêt de la nation, loin des polémique stériles, des débats d’arrière-gardes et des réactions clownesques».
Concernant la prochaine présidentielle, dont il plaide pour la tenue dans les délais prévus, à savoir avril 2019, Amar Ghoul a réitéré son appel au chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika pour se porter candidat, afin, dit-il, «d’assurer la poursuite de l’œuvre entamée à la tête de l’Etat», rappelant que le TAJ «reste fidèle dans son soutien au président Bouteflika». Toujours dans le même ordre d’idées, il a estimé que son parti «soutiendra et défendra toute décision prise par le président Bouteflika».
Concernant l’Alliance présidentielle dont il est membre, il a informé qu’une réunion de l’instance exécutive de l’Alliance se tiendra incessamment au siège de son parti et que les états-majors des partis se concertent continuellement. Il a également souligné que tous les partis composant l’Alliance sont tenus par le respect et l’application des décisions prises par ce conglomérat des formations soutenant le chef de l’Etat. A propos des travaux du bureau politique, il a indiqué que le programme de TAJ pour l’année en cours sera présenté et débattu lors de cette rencontre, qui se tient à Alger. Sur un autre volet, le président de TAJ est revenu sur la dernière sortie du chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, estimant qu’elle vient «en parfaite symbiose» avec la lettre du chef de l’Etat à la rencontre gouvernement-walis, tenue récemment à Alger, où il s’en était pris à ceux qu’il a qualifiés «d’aventuriers» et de «cercles occultes». «La lettre de l’ANP a mis fin à toute polémique et aux doutes», a dit Amar Ghoul, considérant qu’elle a «remis les pendules à l’heure».
Enfin, il y a lieu de noter que l’ancien chef du gouvernement Belaïd Abdesselam a pris part à l’ouverture des travaux et a été honoré par le parti TAJ.