Seize journées sont passées. Le CR Belouizdad n’a pu glaner que 11 unités. 14 si l’on compte les 3 points qui lui ont été défalqués par la Ligue de football professionnelle (LFP) pour le déficit financier lors de l’entame de la saison. Une très faible moisson qui place les Belcourtois bons derniers. À 7 longueurs du premier non-relégable. La mission maintien s’annonce très compliquée pour les poulains d’un Abdelkader Amrani qui a, néanmoins, fait beaucoup de bien à l’équipe. À 14 rounds de l’épilogue, les « Rouge et Blanc » devront collecter 36 unités. C’est, en tout cas, le minimum requis pour rester parmi l’élite lors des 3 dernières saisons.

Samedi, en déplacement à Batna pour affronter l’AS Aïn M’lila (1/1), concurrent direct pour la survie, les banlieusards d’Alger ont laissé deux précieux points d’une rencontre qu’ils semblaient tenir par le bon bout. Qu’ils auraient pu tuer plus tôt s’ils avaient fait preuve de plus d’efficacité pour concrétiser les occasions franches qu’ils ont eues. En tout cas, la délégation du « Chabab » avait de sérieuses raisons pour se lamenter au terme de cette partie. La frustration était palpable sur les visages et dans les propos-mêmes de Lotfi Amrouche, adjoint de Amrani, l’entraîneur en chef. « On quitte Batna avec des regrets. La victoire était à notre portée mais on n’a pas su être réalistes dans les moments cruciaux. Mais ça reste quand-même un précieux point, un nul qui nous permet de tirer beaucoup d’enseignements en vue d’améliorer notre équipe lors de nos prochaines rencontres », avait reconnu le driver éphémère du MC Alger.

Attia s’en souviendra,
le « Chabab » s’en lamentera
Il ne faut pas chercher loin pour connaître le tournant de cette partie. Il y en a même eu trois actions qui ont pu (dû) aller au fond des filets. Les trois étaient signées Mohamed Attia qui s’est complètement troué. Trois opportunités pour faire le break mais aucune n’a été transformée par la nouvelle recrue. Frustrant ?
Enervant même pour son coach qui n’a pas hésité à le sortir pour le sanctionner. Amrani savait très bien que ces vendanges pouvaient peser gros. Et c’est ce qui s’est passé parce que les locaux ont fini par niveler la marque dans les derniers instants de la partie. Les « Chababistes » ont perdu deux vitales unités à un moment où faire le plein est crucial pour eux. Les supporters du « team de Laâquiba » savent très bien que leur équipe de cœur est en train de perdre pied. Qu’elle en a même un dans le second palier. Désormais, Amir Saâyoud et ses coéquipiers n’ont plus vraiment le droit à l’erreur.
Ils devront se débrouiller pour «dégoter» 25 points au minimum afin de ne pas quitter l’élite.
Pour cela, il faudra remporter les 8 matchs à « domicile » les derbys compris. Cela représente 24 unités théoriquement. Pas une mince affaire. Aussi, le CRB devra engranger un maximum de points en déplacement.

Amrani, homme de
la situation
Dans tous ses calculs et éventualités, dont celle d’espérer récupérer les trois points retranchés en début d’exercice, il y a une seule assurance : le chef de la barre technique, Abdelkader Amrani, désigné début décembre, a réussi à redonner un équilibre au Chabab. En trois rencontres sur le banc, toutes jouées à l’extérieur, il est toujours invaincu. Il a même réussi à décrocher deux victoires cruciales pour rester en vie en Coupe d’Algérie face au DRB Tadjnenanet (0/2) et le CA Batna (0/1) respectivement. Des stades où il est très difficile de jouer. Avec l’ex-driver du CS Constantine, avec qui il a été sacré champion d’Algérie la saison écoulé, le CRB tient un homme qui maîtrise son job. Un technicien qui a réussi à redonner une certaines assise tactique. Le rendement contre les M’lilis était très encourageant mais mal récompensé. Dans le jeu, Bechou, buteur côté «Chabab», & cie ont été largement supérieurs mais le résultat final n’a pas vraiment récompensé leurs efforts. Maintenant, il faudra ferrailler pour ne pas trépasser et quitter la division suprême comme ce fut le cas en 1988 lorsque la franchise algéroise a connu l’unique relégation dans son histoire avant de remonter dans la foulée. Un scénario que les héritiers du défunt Hacène Lalmas sont appelés à éviter.