Des échantillons de sang transmis au Laboratoire régional de la santé animale de Tlemcen ont confirmé que 7 cas de mortalité d’agneaux et de caprins sont dus à la peste des petits ruminants et trois autres ont été infectés par la fièvre aphteuse, a-t-on appris auprès de l’inspecteur vétérinaire de la direction des services agricoles de Sidi Bel Abbès.

Selon le docteur Diafi, les premiers cas de peste des petits ruminants et de la fièvre aphteuse ont été découverts dans trois élevages dans la commune de Tighalimet, pour ensuite atteindre à 118 cas de mortalité parmi les agneaux et les caprins, fortement suspectés de peste des petits ruminants, chez 18 éleveurs dans les communes de Bouyettas, Tigualimet, Taoudmout, Tenira, Marhoum, Oued Sefioune et Tilmouni.
Selon le même responsable, l’apparition de l’épidémie à travers de nombreuses communes de la wilaya oblige à la prise de dispositions adéquates afin d’éviter sa propagation et minimiser les pertes, en attendant de dispenser le vaccin nécessaire au cheptel, estimé à 800 000 têtes ovines et caprines. Les mesures de lutte mises en place incluent l’interdiction de mouvements d’animaux autour des exploitations infectées, la destruction des carcasses et la reconstitution des mouvements d’animaux vers et en dehors des exploitations infectées, la fermeture des marchés aux bestiaux hebdomadaires et leur contrôle rigoureux.
Le vétérinaire conseille également le chaulage des étables au TH 5, plus efficace que la chaux.
Concernant la fièvre aphteuse, le responsable vétérinaire explique que la vaccination des cheptels ovins et caprins contre la fièvre aphteuse est impossible à cause de la cherté du vaccin et aussi des nombreuses souches de virus. La déclaration des foyers de fièvre aphteuse et de la peste des petits ruminants doit se faire dans les 72 heures après son apparition afin de permettre à l’inspection vétérinaire d’intervenir et parer contre sa propagation à d’autres sites d’élevage, explique l’inspecteur vétérinaire qui invite les éleveurs à rester en contact permanent avec ses services pour bénéficier d’une dose de vaccin dès qu’il sera disponible. Par contre, les éleveurs touchés par l’épidémie attendent impatiemment l’arrivée des quotas de vaccins afin de leur éviter plus de pertes, surtout qu’il s’agit d’une maladie nouvelle en Algérie, indiquant que la contagion se propage d’une façon avancée aux bêtes saines, malgré la prise de mesures préventives.
Cette épidémie contagieuse leur a porté un préjudice financier qui se répercute sur leur activité. n