L’Office national interprofessionnel du lait et des produits laitiers (ONIL) vient de signer une convention avec la Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA). La signature a eu lieu, jeudi dernier, en marge de la deuxième journée du regroupement des laiteries au siège de la direction générale de l’ONIL, comptant pour le renouvellement des contrats avec l’office.

L’Onil, un organisme interprofessionnel, et le Cnma, un assureur connu dans le secteur agricole, allient ainsi leur expérience pratique et leurs efforts pour accompagner la production laitière, une filière porteuse. Le regroupement des laiteries au siège de l’Onil a été une occasion précieuse de débattre des avantages que présente un cadre de partenariat plus souple et des opportunités d’accompagnement en faveur des laiteries. La rencontre aura permis un «débat fructueux» sur les leviers de développement de la filière laitière, avec une implication plus ou moins importante des transformateurs en faveur des éleveurs laitiers. L’Office national interprofessionnel du lait et des produits laitiers tente, dans un contexte de crise, de prendre toutes les mesures en vue d’appuyer et de développer la production laitière ainsi que de stabiliser les prix intérieurs. Il s’est déployé depuis sa création à accompagner la structuration de la filière aussi bien en matière d’approvisionnement des laiteries en matières premières subventionnées que d’accompagnement de la dynamique d’intégration des segments de transformation. Il s’est engagé également auprès des opérateurs de la filière laitière pour l’amélioration des prestations de service public, dans la gestion du système d’approvisionnement ou du dispositif de soutien. De même qu’il a essayé de faire en sorte de moderniser les procédures et de mettre à niveau, et de manière continue, les systèmes d’informations à travers la conception et la mise à disposition d’outils logiciels, au profit de partenaires institutionnels et économiques. A l’instar du dispositif d’accompagnement au développement de la production laitière, sa collecte et à son intégration pour lequel l’Office exerce des missions de contrôle a postériori. La Cnma intervient, elle, en amont, donnant plus d’assurance aux éleveurs, en les encourageant à profiter davantage des offres d’assurance qu’elle leur propose. Le secteur de l’élevage laitier avance certes, mais pas au rythme souhaité. Le rendement de l’appareil productif est inférieur à la moyenne du rendement dans beaucoup de pays comparables au nôtre. Même si l’amélioration de certains services de proximité profite aux éleveurs, ces derniers restent toutefois vulnérables aux vicissitudes de l’environnement économique et du milieu physique. Il n’existe pas, aujourd’hui, de grandes exploitations agricoles, avec des systèmes de gestion à haute productivité, pouvant préfigurer ce que devrait être le secteur de l’élevage. Un projet algéro-américain d’élevage de vaches laitières a été mis au point, il y a plus deux ans à El Bayadh. Il a été question que cette méga-ferme soit dotée de 20.000 vaches laitières en 2019 dont l’importation a été prévue pour la fin 2016. Ce projet est le premier du genre déployé par un consortium d’Américains spécialisés dans l’élevage et la culture céréalière et un groupe privé algérien. Tout le monde y voyait le signe que l’Algérie veut progresser réellement dans le domaine agricole. La ferme tourne cependant au ralenti. Elle risquerait même de ne pas survivre aux difficultés qu’elle rencontre !