« Alger by Night », le premier long métrage de Yanis Koussim, ne devrait pas être au programme du Festival international du film de Rotterdam (Pays-Bas). Selon le réalisateur, deux des quatre producteurs s’opposent à sa projection dans le cadre de cet important évènement cinématographique.

Le cinéaste, qui s’indigne de cette décision, n’explique cependant pas les raisons qui ont poussé le duo de producteurs à s’élever contre la diffusion de ce film dont la réalisation a déjà été émaillée de retards successifs et de difficultés. Dans une déclaration sur sa page Facebook, le cinéaste fait savoir que « quelques jours  après la confirmation de la sélection du long métrage »  au festival, « j’apprends que deux des quatre producteurs de mon film, Kamera.com (Adlane Khodja, Algérie) et Les Films de Françoise (Valérie Donzelli et Mina Driouch, France), ont contacté le Festival de Rotterdam pour leur dire qu’ils n’autorisaient pas la projection d’’Alger by Night’ ». Yanis  Koussim ajoute qu’il avait obtenu l’autorisation de ses autres producteurs avant d’inscrire le film. « J’ai eu l’accord des deux autres producteurs, à savoir le Centre algérien de développement du cinéma et Pomor Films (Knut Skoglund, Norvège) ». Il explique que « (…) les raisons qu’ils me donnent, tout en me menaçant de poursuites judiciaires (sic), est qu’ils n’ont pas inscrit le film à ce festival et que j’aurai commis des fautes professionnelles…» Des motifs «totalement irrecevables», selon le réalisateur qui ne précise pas de quoi il s’agit exactement. Yanis Koussim, qui laisse apparaître dans son message de l’incompréhension, mais également un fort sentiment d’injustice, affirme : «Tout ce que je sais, c’est qu’’Alger by Night’ ne verra pas le jour à Rotterdam », notant plus loin que « la volonté de nuire à mon film et à mon travail est flagrante. Je ne vois aucune autre raison ! (…) Cette affaire n’en restera pas là, car c’est d’une extrême gravité ». Le Festival international du film de Rotterdam est  programmé du 23 janvier au 3 février. Il  est actuellement dans ses dernières phases de préparation. Pour Yanis Koussim, qui indique que les deux producteurs ayant donné leur accord représentent à eux deux 60% du financement du film, « le pire c’est que cette annulation n’a pas lieu d’être. Effectivement, en tant que producteur délégué, Kamera.com a la garantie de bonne fin, mais aucunement le droit de prendre seule la décision de retirer un film d’un festival sans consulter les autres producteurs », a-t-il ajouté. Wait and see