Embouteillages, bouchons et longues files d’attente ont été observés durant le mois de décembre 2018 au niveau des postes frontaliers entre la Tunisie et l’Algérie.

Selon les derniers chiffres de la PAF, 180 000 Algériens se sont rendus en Tunisie pour fêter le réveillon 2019. Un chiffre record enregistré sur une période de dix jours, du 20 au 31 décembre 2018. La Tunisie se place toujours en tête des destinations privilégiées des Algériens pour le Nouvel an. Et pour cause, les touristes algériens y ont afflué en masse. Viennent ensuite le Maroc, la Turquie et Dubaï. Cet engouement pour la Tunisie s’explique par les formules hôtelières très attractives pour lesquelles optent de plus en plus d’Algériens venus s’offrir quelques jours de vacances à moindre coût en Tunisie. Ainsi, les festivités du Nouvel an tunisien ont attiré pas moins de
180 000 Algériens les dix derniers jours de l’année 2018. Autre chiffre marquant, près de 2,5 millions d’Algériens se sont rendus en Tunisie du 1er janvier 2018 au 21 décembre 2018. Un chiffre porté à 3 millions à la date du 31 décembre 2018.
Plusieurs vidéos d’internautes algériens, publiés sur les réseaux sociaux, ont fait état d’un trafic routier ininterrompu. D’ailleurs, durant la soirée du 31 décembre, de très longues files d’attente se sont formées devant les postes frontaliers, à l’instar de celui d’Oum Tboul. La TAP a indiqué que le taux de réservation dans les hôtels au lundi 31 décembre 2018 a atteint 85 % à Tabarka et 80% à Aïn Draham. Un taux de remplissage boosté par les mesures incitatives du ministère du Tourisme pour la promotion du tourisme hivernal en Tunisie. Pour ce qui est du tourisme interne, dont parlent les responsables du pays, à leur tête le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Abdelkader Benmessaoud, cela relève de l’utopie pour un grand nombre d’Algériens.
S’ils avaient trouvé de meilleures offres en Algérie, ils ne seraient certainement pas partis en Tunisie. Il est vrai que la nature a gâté l’Algérie avec ses montagnes, l’étendue de son désert, son littoral, sans oublier le tourisme thermal, mais le manque de savoir-faire et de volonté des responsables chargés du secteur ont amené les touristes algériens à choisir l’étranger comme destination.
F. D.