Un administrateur a été installé mercredi dernier pour prendre en charge la gestion de l’Assemblée populaire communale de Sidi Bel Abbes, un poste resté vacant durant l’année écoulée suite à un différend entre les élus ayant retardé les projets de développements et les affaires de la commune.

En effet, comme annoncé précédemment, le wali de Sidi Bel Abbès a substitué les pouvoirs au P/APC de Sidi Bel Abbès, gelé les activités de l’Assemblée populaire communale et désigné Merine Mokhtar au poste d’administrateur de cette institution publique. Le secrétaire général de la wilaya a présidé, mercredi, la cérémonie d’installation du nouveau gestionnaire de l’APC en présence du chef de daïra de Sidi Bel Abbès et des représentants de la société civile, pour débloquer l’Assemblée dans l’intérêt de la population. Le représentant du wali a indiqué, dans son discours, que la décision du chef de l’Exécutif de la wilaya se fonde sur le pouvoir de substitution partielle que lui confère les articles 100, 101 et 102 du code communal, après le long blocage qui a perduré une année, ajoutant que la substitution de pouvoirs va prendre fin, alors que les élus s’entendront entre eux et reprendront leurs activités pour l’intérêt général. Le nouvel administrateur de l’APC, issu de l’Ecole nationale de l’administration (ENA), occupait le poste d’inspecteur de wilaya avant d’être désigné à la tête de l’APC de Sidi Bel Abbès, après avoir été directeur des affaires sociales et économiques à l’APC pendant plusieurs années et occupé également le poste de chef de daïra à Djelfa duquel il avait démissionné pour des raisons familiales. Un parcours qui lui a ouvert le poste d’administrateur général de l’APC, soulignera le secrétaire général de la wilaya. Le gestionnaire de l’APC assurera qu’il assumera cette mission avec rigueur et dévouement pour l’intérêt général, jusqu’à ce que les membres de l’Assemblée populaire communale s’entendent et reprennent leurs fonction. Parmi les objectifs tracés par le nouvel administrateur, le développement local de la ville et la consommation des crédits alloués à la commune durant l’année 2018 qui n’a atteint que 20% ainsi que le budget primitif 2019. Il est à indiquer que l’ex-wali de Sidi Bel Abbès avait délégué certains pouvoirs au chef de daïra de Sidi Bel Abbès pour relancer les projets et, après conciliation entre les élus, le P/APC avait repris ses prérogatives, sauf que les affaires de la commune sont restées gelées. « Toutes les sessions ordinaires n’ont pas eu lieu et toutes les rencontres de conciliation et l’ultimatum accordé par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales lors de sa visite en octobre dernier n’ont pas réussi à régler le conflit. Pour rappel, l’APC de Sidi Bel-Abbes a connu un différend entre ses membres élus, qui ne s’entendaient pas sur la manière de gérer les affaires communales et la répartition des taches au sein des différentes commissions.n