La Chine a testé sa plus puissante bombe non-nucléaire, selon un média d’Etat, qui l’a surnommée «la version chinoise de +la mère de toutes les bombes+», en référence à un engin américain largué en Afghanistan.

Le fabricant étatique d’armement Norinco a publié sur son site Internet une vidéo qui montre durant quelques secondes le largage d’une bombe. Celle-ci vient s’écraser sur une prairie, avant de produire une gigantesque boule de feu et un panache de fumée noire. Sur les réseaux sociaux, l’agence de presse officielle Chine nouvelle a décrit, mercredi, l’engin, présenté pour la première fois, comme «la version chinoise de +la mère de toutes les bombes+». C’est un bombardier chinois H-6K qui a réalisé le largage de cette bombe, dont «la puissance n’est inférieure qu’à celle des armes nucléaires», selon la même source. Ni Norinco ni Chine nouvelle n’ont cependant fourni de précisions sur la date ni le lieu de l’explosion, ni sur son rayon d’action. Les Etats-Unis avaient largué en avril 2017 en Afghanistan la plus puissante arme conventionnelle de leur arsenal, une bombe à effet de souffle massif (massive ordnance air blast — MOAB), qu’ils avaient surnommée «mère de toutes les bombes». Le but affiché était de détruire un réseau de souterrains du groupe Etat islamique dans l’est du pays. Le président américain Donald Trump s’était alors dit «fier» de son armée et avait salué ce «succès». La bombe chinoise serait longue d’environ cinq à six mètres, mais plus petite et légère que l’engin américain, selon Wei Dongxu, un analyste militaire basé à Pékin et cité vendredi par le quotidien semi-officiel «Global Times». «L’explosion massive qui est générée peut facilement et totalement anéantir des cibles terrestres fortifiées», a souligné M. Wei.n