Les six syndicats autonomes du secteur de l’éducation nationale qui se sont retirés le 11 décembre dernier de «La charte d’éthique professionnelle», se concertent et préparent leur action de protestation, prévue ce deuxième trimestre de l’année scolaire 2018/2019.

Le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) tient, aujourd’hui à Alger, son conseil national pour se prononcer sur la nature des actions de protestation à entreprendre dans la cadre de l’intersyndicale de l’éducation nationale. «Nous allons décider des actions à proposer lors de la prochaine réunion de l’intersyndicale de l’éducation, qui aura lieu le 7 janvier à Alger», a déclaré le Coordinateur national du CLA Idir Achour à Reporters. Pour lui, le choix d’aller vers un mouvement de protestation d’envergure est déjà fait. «Il nous reste juste à nous entendre sur la nature des actions à mener», précise-t-il.
De son côté, le chargé de la communication au Cnapeste, Messaoud Boudiba, a déclaré, hier, à la presse que son syndicat réunira samedi 5 janvier son conseil national pour trancher sur les actions à mener dans le cadre de l’intersyndicale de l’éducation nationale. «Nous avons fixé le 5 janvier pour tenir notre conseil national qui sera consacré au choix des propositions à soumettre lors de la prochaine réunion de l’intersyndicale de l’éducation nationale», a-t-il affirmé. Jusqu’à hier, le ministère de l’Education nationale n’a pris aucune initiative dans le sens de l’apaisement. «Nous n’avons pas été contactés par la tutelle pour reprendre les négociations en vue d’éviter le recours à la grève», diront Idir Achour et Messaoud Boudiba.
Selon Idir Achour, c’est la première fois depuis l’instauration du pluralisme syndical en 1990 que six syndicats du secteur de l’éducation nationale constituent un seul front pour affronter la tutelle.
«C’est la première fois qu’autant de syndicats se réunissent et se mettent d’accord sur la même plateforme de revendications», indique-t-il.