Abdelhafid Boussouf «Si Mabrouk» (17 août 1926-31 décembre 1980), le père du renseignement algérien et grand stratège de la Révolution algérienne est revenu à Mila sa ville natale, ce lundi, à l’occasion de la commémoration du 38e anniversaire de son décès,

rappeler aux générations d’aujourd’hui qu’il est et restera à jamais vivant dans les esprits des Algériens. Son nom est synonyme de courage, de bravoure et d’héroïsme, son itinéraire de militant de la cause nationale et combattant de la liberté parle pour lui. Homme de caractère et doté d’une forte personnalité, Si Mabrouk aura été tout au long de son parcours un exemple de militantisme et un formateur d’hommes. Meddah Mohamed, son compagnon d’armes (MALG), a, dans son intervention, dans la salle de réunions du musée du Moudjahid qui porte le nom de Bentobbal Lakhdar, un autre Milevien précurseur du mouvement national, et en présence de la famille révolutionnaire, de citoyens et de Tayeb El Houari, le secrétaire général de l’Association nationale des enfants de chouhada, mis l’accent sur les qualités de visionnaire de cet homme exceptionnel, créateur du service de renseignements et du contre-renseignement, de la radio et des transmissions, des moyens grâce auxquels les moudjahidine ont su et pu déjouer et contrecarrer toutes les manœuvres de l’occupant.

Amieur Mohamed, le wali de Mila, a, dans son allocution, insisté sur la mise en valeur du rôle joué par ce héros durant la guerre de libération et appelé les historiens à retranscrire son parcours héroïque aux fins de le perpétuer dans le temps et le faire connaître aux générations actuelle et future.
Dans la lettre du ministre des Moudjahidine, lue par Karim Ghodbane, le directeur des moudjahidine de la wilaya de Mila, il est souligné la bravoure et le courage de ce grand militant, des qualités à prendre en exemple par tous les Algériens. Des activités culturelles et sportives ont marqué la commémoration de cet anniversaire. n