Les résultats provisoires du vote pour le renouvellement partiel du Conseil de la nation, organisé samedi, ont donné la majorité au Front de libération nationale (FLN) avec 29 sièges, suivi par le Rassemblement national démocratique avec 11 sièges

. Toutefois, cette élection sénatoriale a pour particularité d’avoir permis aux indépendants de réaffirmer leur présence au Sénat, avec 4 sièges, ainsi qu’au Front des forces socialistes (FFS) de conforter sa position avec 2 sièges arrachés à Tizi Ouzou et Béjaïa. Les responsables du FFS n’ont pas manqué d’exprimer une grande satisfaction par rapport à ces résultats. Le FFS, qui a participé en effet à l’élection dans 8 wilayas, «s’est félicité de sa victoire à Tizi Ouzou et Béjaïa, ce qui lui a permis de s’imposer comme la première force politique dans ces deux bastions des luttes démocratiques», a déclaré son responsable de la communication, selon lequel le plus vieux parti d’opposition de feu Hocine Ait Ahmed a réaffirmé son engagement à continuer à œuvrer à la concrétisation du «projet de reconstruction du consensus national et populaire». Mais la grande surprise vient du parti El-Moustakbel qui a émergé en arrachant 2 sièges, faisant ainsi son entrée, pour la première fois, à la chambre haute du Parlement. Ce score semble donner des ailes au premier responsable du parti Abdelaziz Belaïd, selon lequel «le parti ira de victoire en victoire». Quoi qu’il en soit en attendant la proclamation officielle des résultats, cette élection a été entachée de quelques irrégularités. C’est ainsi que le scrutin à Tlemcen a été annulé, le Conseil constitutionnel ayant été rendu destinataire d’un seul procès-verbal de dépouillement des voix sur les trois bureaux de vote que compte la wilaya et, de ce fait, les résultats n’ont pas été consolidés. Le scrutin sera réorganisé dans cette wilaya dans le délai légal prévu à l’alinéa 3 de l’article 131 de la loi organique relative au régime électoral, a annoncé le Conseil constitutionnel, lors de la proclamation lundi soir des résultats provisoires. Le siège de cette wilaya avait été revendiqué à l’issue du scrutin par le RND. Le scrutin pour le renouvellement partiel des membres du Conseil de la Nation a été organisé conformément au décret présidentiel portant convocation du collège électoral. Il a été supervisé, pour la première fois, par des magistrats avec la mobilisation de 736 juges au niveau des 72 bureaux de vote, répartis à travers le territoire national. La dernière élection pour le renouvellement partiel des membres de la Chambre haute du Parlement s’était déroulée le 29 décembre 2015. Elle avait été marquée par la victoire du parti du FLN qui avait remporté 23 sièges, suivi du RND avec 18 sièges, les Indépendants 4 sièges, le FFS 2 sièges et El Fadjr Al Djadid avec 1 siège. En dépit du score du FLN, le RND avait gardé alors la majorité au Conseil de la Nation, avec 43 sièges, contre 40 pour le FLN. Mais le ralliement de trois (3) élus Indépendants et de l’élu d’El Fadjr El Djadid au FLN avaient redonné la majorité au doyen des partis. Le Conseil de la Nation a été créé lors de la révision de la Constitution en 1996. Il est composé de 144 membres, dont 96 élus au scrutin indirect et secret (2 tiers) et 48 désignés par le président de le République dans le cadre du tiers présidentiel.<