Les résultats provisoires de l’élection pour le renouvellement partiel du Conseil de la nation, organisé samedi, ont permis au parti du Front de libération nationale (FLN) de conforter sa place de parti majoritaire, grâce à une large victoire illustrée par l’obtention de 29 sièges sur les 48 en lice.

Le FLN dispose au total de 55 sièges à la Chambre haute du Parlement. Ces résultats préliminaires donnent ainsi un FLN revigoré et ragaillardi malgré la crise qui le secoue depuis plusieurs années. En ce sens le parti ne semble aucunement être affecté par la contestation en son sein, le départ de certains de ses cadres et l’émiettement dans ses rangs.

Ces résultats permettent d’avancer deux lectures : la première est que la stratégie qui a conduit au limogeage de Djamel Ould Abbès, l’ancien SG du parti est confortée. La seconde concerne le renforcement de la position du coordinateur de l’Instance dirigeante, Mouad Bouchareb, et lui donne une plus grande assise, autrement plus importante que ce qu’ont pronostiqué les observateurs les plus avisés de la scène politique nationale.
Cet état de fait était perceptible dimanche dernier, lors de la conférence de presse qu’il a animée au lendemain de l’annonce des résultats des élections sénatoriales.
C’est en effet un Mouad Bouchareb très sûr de lui, très confiant et surtout très satisfait des résultats engrangés par son parti sous sa direction. «Ces résultats confortent le parti dans sa position de leader sur la scène politique. C’est la première fois que le parti obtient ce score dans des élections pour le renouvellement du Conseil de la nation, et ce, grâce à sa place historique et au programme ambitieux du chef du parti et président de la République, Abdelaziz Bouteflika, outre l’intégrité et l’éthique politiques dont jouissent les candidats du parti», a-t-il lancé d’entrée aux journalistes présents sur place.
Aussi tout indique que le FLN aura à jouer un rôle prépondérant durant la prochaine présidentielle, en ce sens que ce sera une véritable machine de guerre. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si son coordinateur a affirmé que la prochaine échéance majeure qui attend le parti «est la présidentielle». «Le FLN aura son mot à dire lors de la prochaine présidentielle» a-t-il déclaré précisant qu’«au FLN, nous ne faisons pas de surenchère sur la prochaine présidentielle. Nous sommes les premiers à soutenir le Président et nous sommes et demeurerons la locomotive, c’est-à-dire ceux qui tirent tous ceux qui se trouvent autour et derrière nous».
En attendant que la question de la présidentielle soit tranchée, dans 25 jours à l’occasion de la convocation du corps électoral, Bouchareb a d’ores et déjà lancé un appel à l’ensemble des partis que compte la scène politique nationale, sans exclusion aucune, «pour travailler pour l’intérêt du pays».
Son argument est que «nous sommes dans une période qui requiert que toutes les forces politiques travaillent ensemble. C’est pour cela que nous tendons nos deux mains à tous les partis».
Questionné sur les formes que prendra cet appel aux partis, Bouchareb fera observer que la démarche du FLN «est plus large que ce qui est appelé conférence nationale». «Le FLN est le seul qui peut réunir dans le cadre d’un dialogue national tous les partis, tous les courants ainsi que toutes les sensibilités politiques nationales», a-t-il souligné.<