Elu Meilleur joueur en Afrique en 2016, l’international algérien Riyad Mahrez, ne sera pas du trio final retenu pour prétendre à la prestigieuse distinction individuelle. Dans les 30 footballeurs initialement retenus, avec trois autres « Fennecs » (Brahimi, Belaïli et Djabou), le sociétaire de Manchester City n’a pas pu passer le dernier écrémage avec succès. Comme l’an dernier, c’est Pierre-Emerick Aubameyang (Arsenal FC/Gabon) ainsi que Mohamed Salah (Egypte) et Sadio Mané (Sénégal), tous les deux pensionnaires de Liverpool, qui formeront le podium. Reste juste à connaître le vainqueur qui sera dévoilé le 8 janvier prochain à Dakar (Sénégal).

La concurrence était rude et le niveau d’exigence élevé. Bien qu’il ait rejoint le prestigieux Manchester City l’été dernier pour un montant record de 68 millions d’euros, Riyad Mahrez devra montrer plus pour retrouver la couronne continentale du Meilleur joueur en Afrique. Une distinction qu’il a réussi à glaner en 2016 bien qu’il évoluait au sein de la « modeste » formation de Leicester City.
Néanmoins, avec les « Foxes », il avait réussi à terminer champion d’Angleterre à la surprise générale. Il avait – surtout – été décisif dans le parcours de son club pour se poser sur le trône de la Premier League avec ses 17 buts et 11 passes. Et cela avait pesé pour le décorer.
Pour l’édition 2018, il a été dépassé par Pierre Emerick Aubameyang et la redouble doublette de Liverpool : Salah – Mané. La présence de ces deux derniers est plus que logique et méritée vu le parcours des « Reds » l’an dernier sur le plan local et continental avec cette finale de Ligue des Champions disputée et perdue à Kiev face au Real Madrid. Pour ce qui est du premier nommé, même s’il n’a rien d’époustouflant quand il touche le ballon, il faut savoir qu’il affiche des statistiques très impressionnantes avec les « Gunners ». Le Gabonais a -tout simplement- fait de meilleurs débuts que le mythique Thierry Henry avec la franchise de Londres.

Les chiffres pèsent
L’ancien avant-centre de Borussia Dortmund a planté 22 buts lors des ses 31 premiers matchs sous le maillot d’Arsenal. Une copie hors norme car personne n’a fait mieux que lui dans l’histoire du club. Il devance ainsi Thierry Henry (228 buts en 377 matches) qui n’en comptait que 17 après 31 rencontres. Rien que ça.
Pour revenir au duo liverpuldien, il faut savoir que Salah et Mané sont des valeurs sûres dans l’échiquier de Jürgen Klöpp. Ils sont très souvent décisifs avec des chiffres très clinquants. A titre d’exemple, lors de la campagne de C1 de 2017-2018, l’Egyptien avait aidé les siens à se hisser en finale de LDC avec 11 pions et 4 offrandes contre 10 réalisations et 2 passes pour le Sénégalais.
Pour cette saison, ils ont gardé les bonnes habitudes. Notamment en championnat où le team de la « Mersey » est leader incontestable. Le Pharaons en est à 13 buts et 7 « assists » en 20 titularisations alors que le « Lion de la Téranga » compile 7 ballons envoyés au fond des filets et a été le dernier passeur à une reprise en 20 apparitions.

Riyad compte revenir plus fort

Dans tout ça, parmi ses raccourcis chiffrés, Mahrez se fait de la place avec les « Citizens » où l’adaptation se passe plutôt pas mal pour lui. Et ce malgré l’effectif pléthorique des « Sky Blues ». Au total, il est à 7 buts et 6 passes décisifs en 22 fois où il a été sur la pelouse (parfois titulaire et d’autres remplaçant ou remplacé).
Sous la coupe de Pep Guardioal, le natif de Sarcelles (Paris) compte bien progresser encore plus. Cela devrait l’aider à revenir plus fort dans une année pour disputer le graal africain : « Quand on arrive dans un club, les six premiers mois, il est toujours difficile de s’adapter à tout. Je me sens très bien ici, avait-il expliqué. Je suis encore nouveau dans l’équipe. Je pense que plus les mois vont passer, plus je serai encore meilleur.» C’est tout le mal qu’on lui souhaite.<