La trêve scolaire prendra fin le 6 janvier prochain avec la reprise des cours et le début du deuxième trimestre pédagogique. Le lundi 7 janvier verra la première réunion de l’intersyndicale en ce début de nouvelle année 2019. Lors de cette rencontre

, ses membres feront le point sur l’activité syndicale dans le secteur et évalueront leur relation avec ses responsables sous le signe de la crispation. Le Cnapeste, l’Unpef, Le CLA, le Snte, le Snapest et le Satef reprochent à la ministre Nouria Beghebrit d’«ignorer» leur statut de partenaire et de faire la sourde oreille à leurs doléances et revendications. Ils accusent le ministère de l’Education nationale de «restrictions» de l’exercice syndical en ayant notamment recours aux tribunaux pour le règlement des conflits sociaux.

«Ce sera un bras de fer entre les deux parties», prévient Idir Achour, secrétaire général du Conseil des lycées d’Algérie (CLA), ajoutant que la tendance lors de la réunion prochaine ira «inéluctablement» vers des mouvements de grève. «Je pense qu’on va définir la forme et la durée de la grève, cyclique ou illimitée», a-t-il ajouté. «La tendance va vers des mouvements de débrayages, mais dans le cas où l’intersyndicale nous surprend et renonce à cette action. On va entamer une grève en solo», a déclaré, pour sa part, Abdelouahab Zegar, porte-parole de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef)
Ces mêmes syndicats, qui ont décidé de boycotter les rencontres avec la tutelle, regrettent que «Mme Benghebrit ne les a pas conviés à prendre part à une réunion», à l’issue de laquelle, il a été décidé d’aller vers une consultation pour décider des modalités de gestion de la commission des œuvres sociales, centralisée ou décentralisée». Le mandat de cette commission a expiré en juillet 2018.n