L’abattage clandestin a été, encore une fois, décrié par les élus de l’APW. Ces derniers tirent la sonnette d’alarme sur un phénomène qui a pris des proportions inquiétantes notamment après la fermeture de l’abattoir communal de Relizane.

Ainsi, et dans un long rapport bien détaillé sur la situation des abattoirs dans la wilaya de Relizane, les membres de la commission chargée des secteurs de l’agriculture, de l’hydraulique et des forêts ont dressé un tableau noir sur ce problème qui touche à la santé publique. En dépit des efforts déployés à la fois par les services vétérinaires relevant de la DSA, la direction des services agricoles et la brigade mixte composée de ladite direction et celles du commerce, de la santé, de la concurrence et des prix, de la viande d’origine douteuse, et qui n’est surtout pas estampillée, est toujours commercialisée, et ce, dans une indifférence inouïe, déplorent-ils. Cette viande, bovine en l’occurrence, est cédée à des prix deux fois moins chers que ceux des bouchers de la ville de Relizane. Il suffit, d’ailleurs, de faire une virée du côté de Graba, dans la vieille ville, et du marché couvert de Yellel, pour faire ce constat, ont-ils tenu à préciser. Idem pour la filière de la viande blanche. Dans des conditions d’hygiène lamentables, les poulets sont égorgés et déplumés par des commerçants peu scrupuleux, lit-on toujours dans le document. Il est urgent que des mesures fermes soient prises par tous les services concernés. Quoi qu’il en soit, le citoyen a lui aussi, il est clair, sa part de responsabilité dans une affaire qui touche, rappelons-le, à la santé publique. Un problème, le moins que l’on puisse dire, gravissime que certains banalisent. n