Mené 1-0 par Arsenal, Liverpool n’a jamais tremblé et a de nouveau impressionné avec une énième démonstration samedi (5-1). Toujours invaincus et désormais à la tête d’un avantage de neuf points sur leur dauphin Tottenham, les hommes de Jürgen Klopp règnent sur le championnat et ont mis une belle pression sur Manchester City, repoussé à dix longueurs avant son match joué hier à l’heure où l’on mettait sous presse..

«C’est un super moment pour être un joueur de Liverpool». Au micro de BT Sports, Virgil van Dijk a parfaitement résumé la pensée de la majorité des observateurs du football samedi. Depuis un bon moment déjà, Liverpool est l’équipe la plus excitante à voir évoluer en Europe. Contre Arsenal, les Reds ont offert une nouvelle orgie de football (5-1). Pour le plus grand bonheur d’un Anfield qui se met sérieusement à croire un titre qu’il attend depuis 28 ans.
Arsenal énième victime
«Nous avons été très bons et avons fait exactement ce que nous voulions faire», a reconnu Klopp au micro de Match of The Day. Même l’ouverture du score précoce (11e) d’Ainsley Maitland-Niles n’a pas fait paniquer une équipe de Liverpool sûre de son fait et au sommet de sa confiance avec désormais vingt matches sans défaite en championnat (17 victoires, 3 nuls). «Nous étions très compacts et récupérions le ballon assez vite. Ça plus le réalisme, c’était vraiment les trois clés du match aujourd’hui», a réagi Fabinho pour RMC Sport après la rencontre.
Ce n’est pas Arsenal, emporté en deux minutes par une tempête nommée Firmino – troisième Brésilien seulement à réussir un triplé dans le championnat d’Angleterre et désormais meilleur buteur auriverde de l’histoire de la Premier League devant Coutinho (43 buts contre 41) – qui va dire le contraire. Tout réussit à Liverpool cette saison. «On se sent bien, on connaît notre force, assure Fabinho. L’entraîneur fait des changements et la qualité de l’équipe ne baisse pas. Si on joue comme d’habitude, c’est difficile de nous battre». Avec 54 points au compteur, Liverpool fait à peine moins bien que Chelsea (55 points en 2005/2006) et Manchester City (58 points la saison dernière), seules équipes à totaliser plus de points à mi-saison. Rappelons que les Blues comme les Citizens ont alors décroché le titre en fin de saison.
La pression sur Manchester City
Avec désormais neuf unités d’avance sur Tottenham et dix sur Manchester City – qui comptait un match en moins – Liverpool a déjà fait un joli break sur la concurrence. Une surprise pour Fabinho : «On ne s’attendait pas à avoir neuf points d’avance à ce moment-là de la saison». Au-delà de la saison en cours, Liverpool a vécu une année 2018 de rêve avec une moyenne de 2,38 points par match en Premier League et une finale de Ligue des Champions. Jürgen Klopp a d’ailleurs avoué qu’il n’avait pas de quoi «se plaindre» suite à la fabuleuse année civile de son équipe. Reste que, désormais, toute une ville tremble à l’idée que le titre, qui échappe aux Reds depuis 1990, puisse encore leur filer entre les doigts. «On sait qu’il reste beaucoup de matches à jouer, il faut continuer pas à pas, match après match», a calmé Fabinho. Le prochain match justement se disputera à Manchester City, jeudi. Une rencontre avec un enjeu énorme qui pourrait quasiment mettre les joueurs de Guardiola hors-jeu dans la course au titre. «Le match face à City va être un match très important mais nous avons une avance confortable, a jugé, pour le «Liverpool Echo», Andy Robertson, le latéral de Liverpool. Nous devrons être à 100%.» Dans le cas où les Citizens battraient Southampton ce dimanche, ils débuteront tout de même la rencontre de jeudi face aux Reds avec sept points de retard. Une défaite les condamnerait alors à attendre une énorme baisse de régime de Liverpool pour pouvoir espérer quoi que ce soit. Une baisse de régime qu’il est difficile d’envisager pour le moment tant les Reds emportent tout sur leur passage. n