L’affaire de l’enseignante écrouée en octobre dernier pour avoir éborgné son élève est en passe de connaître son épilogue puisque la mise en cause vient de bénéficier d’une remise en liberté après avoir purgé 60 jours de prison.

Elle retrouve ainsi sa petite famille, en attendant la grande, en l’occurrence l’école. L’enseignante avait été condamnée en première instance à une peine de deux ans de prison ferme et une autre d’un an avec sursis, assorties d’une amende de 200 millions de centimes. La mise en cause était poursuivie pour CBV sur mineure ayant entraîné une infirmité permanente. Statuant sur cette affaire en appel, enrôlée dimanche dernier, le tribunal criminel de Tlemcen a révisé la peine et rendu un verdict plus clément, à savoir une peine de 3 ans de prison avec sursis, à l’encontre de la prévenue qui a bénéficié a priori de circonstances atténuantes dans ce cadre. Pour rappel, ce regrettable incident de violence scolaire s’était produit en octobre dernier au sein d’une école primaire dans la localité pastorale de Sidi El Djilali (à 65 km au sud de Tlemcen). Un drame qui a suscité un élan de solidarité de la part des parents d’élèves et des notables des Arouch de la daïra de Sidi El Djilali qui se sont engagés à prendre en charge les frais découlant de l’intervention chirurgicale que devait subir la petite victime. Par ailleurs, la levée de sa suspension à titre de mesure conservatoire est tributaire d’un jugement émanant de la Cour suprême stipulant son innocence ; auquel cas, la commission paritaire siégeant auprès de la direction de l’Education statuera sur son cas pour décider de son éventuelle réintégration qui équivaudrait à une « réhabilitation » professionnelle et morale. Il faut signaler dans ce sillage qu’un enseignant exerçant au niveau d’une école primaire située à Terny (dans la daïra de Beni Snous) a été placé dernièrement en détention provisoire. Il est poursuivi pour pédophilie dont la victime n’est autre qu’un de ses élèves. L’enquête suit son cours dans ce cadre.
E. H. T.