S’il est un atout touristique que l’Algérie n’a pas encore exploité à sa juste valeur, c’est bien le tourisme saharien. Représentant les trois- quarts du territoire national, les zones sahariennes ne sont pas utilisées à bon escient dans leur aspect touristique. Une lacune qui fait du Sahara, un riche désert inexploité. Malgré un discours officiel ressassant la nécessité de relancer un secteur aux multiples capacités, la réalité sur le terrain, pour le tourisme saharien, est loin du compte.

A part quelques initiatives d’agences spécialisées et un réseau d’hôtels publics qui datent, le tourisme saharien reste en friche. Beaucoup de pays, dont les voisins, ont fait et font de leurs déserts, souvent des immensités sans charme, des opportunités touristiques pourvoyeuses de devises et vitrine à l’international. Avec des dispositions naturelles locales qui ne laissent guère indiffèrent, l’Algérie semble comme en décalage. Les régions du Tidikelt, du Touat, du Tassili n’Ajjer, du Tademaït, du M’zab et du Gourara sont souvent citées dans les grands magazines de tourisme et d’aventures à travers le monde.
Sans pour autant constituer de véritables destinations consacrées. La richesse en hydrocarbures aura finalement été une malédiction pour un pays comme l’Algérie aux potentialités exceptionnelles. Le désert, ce don de Dieu, semble n’intéresser que par son sous-sol et ses gisements limités dans le temps. Il est évident que la question sécuritaire reste l’un des écueils qui font que le tourisme dans le sud du pays peine à trouver ses marques. Mais il y a aussi l’infrastructure qui laisse encore à désirer. Les investissements, tant privés que publics, sont toujours très limités dans ces zones géographiques très particulières.
Le Sahara, le plus grand désert du monde fait rêver beaucoup de touristes occidentaux avides d’évasion et de grands espaces.
Il intéresse aussi beaucoup de nationaux qui voudraient découvrir le Grand-Sud. A quand une véritable réponse à cette demande ?