Le Directeur des services vétérinaires (DSV) au ministère de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche, El Hachemi Karim Kaddour a affirmé, dimanche, qu’une enveloppe financière de 400 millions de dinars avait été débloquée pour l’acquisition du vaccin contre la peste des petits ruminants et le début de la campagne en 2019

, avec la prise de toutes les mesures sanitaires visant à prévenir la propagation de cette épizootie. Lors d’une réunion avec les services vétérinaires relevant des directions des services agricoles et des associations d’éleveurs de différentes wilayas du pays, M. El Hachemi a indiqué que « la situation n’est pas inquiétante », rassurant au sujet de la maitrise de la peste des petits ruminants enregistrée au niveau de 12 wilayas qui ont connu une perte d’environ 1.200 têtes ovines (notamment les agneaux). Parmi les mesures préventives, il y a lieu de citer, entre autres, la fermeture des marchés des viandes rouges au niveau national pour une durée d’un mois renouvelable en vue de préserver la santé du citoyen, a ajouté le responsable. Concernant la fièvre aphteuse qui touche les bovins, le même responsable a évoqué « une éventuelle » prévalence de cette épizootie dans trois wilayas, en l’occurrence Blida, Djelfa et Tébessa, soulignant que des échantillons prélevés sur les bêtes mortes avaient été envoyés à des laboratoires internationaux pour confirmer la nature du virus et partant acquérir le vaccin adéquat. Il a noté en outre que ledit vaccin sera acquis après l’annonce des résultats définitifs des analyses sans donner de date précise. Après avoir entendu un exposé sur le bilan des pertes en têtes de bétail présenté par les représentants des services vétérinaires des 12 wilayas concernées, M. El Hachemi a indiqué que la direction des services vétérinaires (DSV) avait pris d’autres mesures de santé visant à éviter la contagion et à prévenir la propagation de l’épizootie. Il s’agit de maîtriser les déplacements des animaux vers les abattoirs, où il est désormais obligatoire de se présenter munis d’un certificat médical émis par des services officiels qui prouvent que ces animaux sont exempts de toute pathologie, ainsi que l’interdiction d’importation des bovins aux fins de prévention de cette maladie. S’agissant du contrôle vétérinaire du cheptel qui entre en Algérie par voie terrestre, le responsable a indiqué que des services vétérinaires existent au niveau de l’ensemble des postes frontaliers officiels du pays, qui se chargent de cette mission, tandis que des services spécialisés se chargent du contrôle du cheptel qui entre en Algérie. Pour ce qui est des éleveurs dont le cheptel bovin a été abattu en raison de la fièvre aphteuse, chaque éleveur a obtenu un montant estimé à 85 million de DA, qu’il soit assuré social ou non. Le président de la Fédération nationale des éleveurs , Azaoui Djilali a fait savoir, lors de cette rencontre, que l’éleveur jouait un rôle essentiel dans la limitation de la contagion et ce en procédant à une mise en quarantaine des animaux atteints. Rappelant que l’Algérie possèdait un cheptel de 28 millions de têtes ovines et 4 millions de têtes bovines, M. Azaoui estime que ce nombre est suffisant pour  » couvrir les besoins du marché national en viandes rouges ». Le président du Conseil national interprofessionnel de l’ensemble des professionnels de la filière viandes rouges, M. Miloud Bouadis a indiqué qu’étant donné que la peste des petits ruminants avait affecté essentiellement les moutons, l’année prochaine connaîtra un manque dans le nombre de ces animaux, mais, l’on peut remédier à ce problème, en faisant confiance aux éleveurs qui doivent prendre toutes les mesures préventives afin d’éviter la propagation de cette maladie.