Les bénéficiaires du projet des 42 logements LSP à Souk El Had, dans la localité de Timizart (à 30 km au nord-est de Tizi Ouzou), ont observé, mardi dernier, un sit-in devant le siège de la wilaya pour dénoncer haut et fort le retard accusé dans la réalisation de ce projet, dont les travaux d’avancement ne dépassent pas les 07%. Ils interpellent le wali, Abdelhakim Chater, et le directeur du logement, Habib Argoub, d’intervenir dans les meilleurs délais pour relancer ce projet qui est en « stand-by ».

Onze ans après le lancement des travaux de ces 42 LSP (Logement social participatif) implantés à Souk-El-Had, ce projet traîne au vu et au su des autorités locales. Un retard qui a tracassé les bénéficiaires de ce projet, qui ont pris leur mal en patience mais qui ont décidé cette fois de sortir dans la rue pour faire entendre leur voix et attirer l’attention des autorités locales. « Nous avons constaté que seule la rue obtient gain de cause. C’est pour cela, et après 11 ans d’attente, nous avons décidé d’observer un rassemblement devant l’enceinte de la wilaya pour montrer notre mécontentement quant à la cadence de ce projet qui ne semble pas pouvoir être livré ni à moyen ni à long terme », rétorque un bénéficiaire rencontré sur la place de la protestation. Lancé en 2007, ce projet devait être livré en 2009, mais à ce jour, rien n’a été fait et les bénéficiaires continuent à vivre le cauchemar. Pis encore, il est à souligner que ces derniers ont versé des tranches pour contribuer à la réalisation de ce projet et le mettre en service en temps réel. Pour cela, ils demandent où est passé leur argent versé en tranches. « Nous voulons savoir où est passé notre argent ? », s’interrogent-ils. « Nous avons été assurés que ces logements seront prêts en 2009, nous sommes à quelques jours du nouvel an 2019, soit dix ans après, et rien n’a été fait. Ce sont des promesses verbales et une politique de fuite en avant de nos responsables et rien de plus », selon les protestataires. Ils ont brandi des banderoles sur lesquelles nous pouvons lire : « Nous voulons nos logements » ou bien « SOS sans abri ». Les contestataires demandent la tenue d’une réunion avec le wali ou du moins avec son chef de cabinet pour les mettre au courant de la situation qui prévaut au niveau de ce projet qui est à l’abandon. Ils se disent déterminés à reprendre le chemin de la protestation dans les prochains jours jusqu’à la satisfaction de leurs doléances. « Nous exigeons de rencontrer le premier magistrat de la wilaya pour lui remettre nos doléances qui s’articulent essentiellement sur la relance des travaux de ce projet et sa livraison dans les plus brefs délais», ont-ils dit. A souligner que cette action de protestation était pacifique puisqu’aucun incident n’est à déplorer. n