Pas moins de 36 familles vivent dans le dénuement total au niveau des sites de chalets dans la commune de Thénia, à l’est de Boumerdès. Ces dernières, qui sont exclues de la dernière opération de relogement, sont livrées à elles-mêmes.

Elles vivotent encore dans des sites de chalets désertés où elles sont privées d’eau potable et d’électricité. Elles lancent un appel de détresse aux autorités compétentes pour bénéficier du relogement comme les autres. En effet, la commune de Thénia a vu une opération de relogement qui a touché plus de 460 familles résidant dans les différents sites des chalets, lesquelles ont été relogées dans la nouvelle cité ELouz, à la sortie ouest de la ville. Les 36 familles se trouvant encore dans pas moins de 3 sites des chalets attendent avec impatience que leurs dossiers soient traités par les recours formulés. « Cela fait plus de deux mois que nous attendons et rien n’est fait », s’inquiètent-elles. Dans le site de chalets de Bounenanne, ce sont 8 familles qui attendent leur relogement après que des dizaines qui y résidaient ont été relogées. «L’eau et l’électricité ont été coupées juste après l’opération de relogement », s’inquiète un père de famille, qui est contraint de se ravitailler en eau potable d’une autre cité. D’autres familles vivent le même calvaire où la menace des maladies et l’insécurité sont omniprésentes. Des erreurs administratives, le décès des propriétaires de chalets et autres entraves administratives sont évoquées par l’administration pour justifier leur exclusion, a-t-on rapporté. Des recours ont été formulés par les familles, mais elles n’ont pas encore reçu de réponse, se plaignent-elles. En dépit de plusieurs opérations de relogement effectuées dans de nombreuses communes des sites de chalets sont toujours occupés par quelques familles, à l’exemple des sites de Bordj Menaïel, les Issers, Zemmouri, Naciria, Tidjelabine et Dellys. Elles attendent avec impatience le relogement, s’inquiètent-ils, en lançant un appel de détresse aux autorités compétentes pour les délivrer de cette situation précaire.
K. K.