Dans la perspective de passer à un volume supérieur d’exportation hors hydrocarbure, l’Algérie compte entamer des négociations avec la Communauté économique des pays d’Afrique de l’Ouest (Cedao). C’est le ministre du Commerce, Saïd Djellab, qui l’a annoncé dans son discours de clôture de la 27e édition de la Foire de la production nationale qui s’est tenue du 20 au 26 courant au Palais des expositions des Pins-Maritimes (Safex-Alger).

« Il s’agira donc d’arriver à conclure un accord commercial préférentiel entre les deux parties », a-t-il indiqué à l’assistance. Et d’ajouter dans ce sens : « Si cet accord venait à se conclure, cela facilitera l‘accès des produits algériens à cette zone de libre-échange entre les pays membres de la Cedeao ». Précisant au passage : « C’est d’autant plus d’un grand intérêt pour le pays car c’est un marché de 300 millions de consommateurs. » Toujours à propos de cette perspective, Djellab a rappelé : «L’Algérie a entamé effectivement la négociation sur un accord commercial préférentiel avec la Mauritanie, qui a abrité, en octobre dernier, la Foire de la production algérienne, en prouvant que
« le produit national possède une place dans les marchés extérieurs ».
Il a fait aussi savoir que l’Algérie ciblera, par la suite, des marchés des pays d’Afrique centrale et australe.
« Cela reflète l’orientation stratégique du pays vers son continent qui représente un espace naturel », a-t-il dit. Poursuivant : «L’Algérie est un pays pionnier en Afrique et nous devons intégrer un contenu économique dans notre relation diplomatique et politique distinguée sur le continent, un objectif que nous cherchons à atteindre. » A ce titre, il a noté que « les études économiques montrent que l’Algérie sera, au cours des prochaines années, un marché prometteur de par le monde, à comparer à maintenant, où le volume des échanges commerciaux ne dépasse pas les 11% ». Le ministre a, par ailleurs, affirmé :
« L’Algérie a une marge de manœuvre très importante avec les pays d’Afrique, d’où la nécessité pour nous d’œuvrer à ce qu’elle décroche sa part sur ce marché. » Il a aussi annoncé que cette nouvelle orientation vers l’Afrique sera concrétisée par de nombreux salons et manifestations économiques dans lesquels l’Algérie participera dans ce continent. Informant à ce sujet que l’Algérie compte participer à 29 salons en Afrique sur 53 salons internationaux hors le pays durant la période 2019/2020. Tout en rappelant dans la foulée : « L’Algérie a participé à 25 salons et manifestations économiques durant 2018 dans plusieurs capitales, dont Washington, Bruxelles, Nouakchott et Doha, en vue de promouvoir le produit local dans les marchés internationaux. Ces participations ont été couronnées par la signature d’importants contrats d’exportation. » Pour le détail, il a souligné « la signature de 25 contrats durant le Salon de Nouakchott (Mauritanie) et 12 contrats durant le Salon de Libreville (Gabon). Et de révéler enfin : « Dans sa stratégie d’exportation, l’Algérie s’appuiera sur les secteurs de l’agroalimentaire, l’industrie électronique et l’électroménager ainsi que les produits pétrochimiques et pétroliers, et ce, après la couverture de la demande nationale d’ici deux ans. » Le ministre s’est aussi prononcé sur la stratégie nationale pour la diversification des exportations : « Elle est fin prête. » Non sans préciser : « La stratégie prévoit des activités et des opérations à prendre à moyen terme (2019-2023). » Evoquant enfin la Foire de la production algérienne, le ministre a estimé qu’elle était l’occasion pour mettre en évidence les capacités des entreprises nationales et la qualité de leurs produits qui leur permettent d’accéder aux marchés extérieurs.<