L’ambiance était au rendez-vous, jeudi dernier, à la salle du cinéma El Kheyam (ex-Debussy) d’Alger-Centre. Lors de la cérémonie de la remise des prix aux lauréats du Premier concours national du court-métrage «Golden Eye» (l’Œil d’or), organisée par l’Union nationale des arts culturels (Unac)

dans le cadre de la première édition des journées cinématographiques du court métrage. Le grand lauréat de cette première édition est Ben Abdellah Mohamed de Sidi Bel Abbbès pour son film «Dehniz». Le 2e prix a été décerné à Khaled El-Khemis pour «The Last Station», tandis que le 3e Prix a été remis à Mohamed Allouan de Tindouf pour son œuvre «Newton’s Cradle ». Le Prix du jury a également été décerné ex-aequo à Djamel Eddine Zerrari de Bouira, pour son film «Le Prisonier », et Mohame Tahar Boufak, d’Annaba, pour son film «Why». La cérémonie a été notamment marquée par la présence du président de l’APC d’Alger-Centre, Abdelkrim Bettache, qui a remis les trophées aux lauréats et a tenu à encourager les jeunes venus des différentes wilayas, tout en assurant son soutien aux activités de l’Unac. A ce sujet, Ramrane Adel, professionnel du cinéma et chargé de communication de cette manifestation, nous affirme que «le P/APC d’Alger-Centre, satisfait du déroulement de cette première édition, s’est engagé auprès de la présidente de l’Unac, Amel Laroussi, à mettre à la disposition des adhérents les salles de cinéma de la commune d’Alger-Centre afin de mener à bien leurs actions culturelles ». Notre interlocuteur précise à ce sujet que « cette initiative est dans le but d’encourager la créativité de cette jeunesse. Il sera ainsi mis à la disposition de l’Unac les salles de cinéma de la capitale afin d’organiser la diffusion et la distribution des douze courts-métrages finalistes de cette compétition. Ces espaces seront aussi mis à notre disposition pour organiser des Masters Class encadrés par des professionnels tout au long de l’année». Ramrane Adel souligne aussi que parmi les plus grands acquis de cette première édition est la création d’un noyau de jeunes enthousiastes et talentueux dans le domaine cinématographique. A travers les échanges et les rencontres avec les professionnels, ces jeunes, certains amateurs et d’autres étudiants de l’ISMAS, sont motivés plus que jamais à se former et à se professionnaliser. Il précise à propos des acquis de cette première expérience que «ce qui est encore plus intéressant, c’est qu’à travers les Masters Class, nous avons découvert de véritables talents, non seulement dans le domaine de la réalisation, mais aussi, ce qui est plus important, dans les différentes métiers du cinéma, comme le montage ou l’éclairage, qui sont des métiers pour lesquels il devient plus que nécessaire de former une relève». Parmi les autres acquis de cette première édition, la naissance de projets concrets, comme le soutien de ce jeune de Bouira, Djamel Eddine Zerrari, le plus jeune des participants qui, à 19 ans, va être soutenu par l’Ansej pour mener à bien son projet. Par ailleurs, le chargé de communication de cette manifestation nous annonce également la naissance d’un nouveau projet dans le domaine du quatrième art grâce à la rencontre, lors de cet événement, du conseiller culturel de l’ambassade de Palestine à Alger, avec le membre du jury égyptien, qui a écrit une pièce sur la Palestine. Il est à noter que la Palestine était à l’honneur lors de la cérémonie de clôture avec la projection du court métrage palestinien « In the End of Road » Pour rappel, ces premières journées nationales du court-métrage, initiées par l’Unac, ont été marquées par la projection de douze courts métrages en compétition, départagés par un jury présidé par Yahia Mouzahem et composé de Wassila Kania, Mohamed Allal, du Syrien Yaser El Kordi, et de l’Egyptien Saïd Nacer. Des Masters Class ont également été consacrés aux techniques de réalisation, à l’écriture du scénario, aux techniques de lumière animée et au montage.