Les services agricoles (DSA) de la wilaya de Bouira s’attendent à une production des agrumes de 44 000 quintaux avec un rendement de 100 à 120 quintaux à l’hectare, des chiffres en hausse par rapport à la saison précédente (2017), a indiqué jeudi à l’APS le directeur du secteur, Djoudi Ganoun.

«Nous tablons sur une production de 44 000 quintaux avec un rendement allant de 100 à 120 qx/ha. Ces chiffres sont en hausse par rapport à la production de l’année 2017», a souligné M. Ganoun, précisant qu’une superficie de 5 hectares avait été plantée cette année à Lakhdaria et Kadiria (nord-ouest de Bouira). En 2017, la production était de l’ordre de 43 000 quintaux avec un rendement de 104 quintaux à l’hectare, d’après les statistiques fournies par le directeur des services agricoles de la wilaya. La wilaya de Bouira ne dispose que de 490 hectares d’agrumes, «dont seuls 415 hectares qui sont en production dans les vallées de Kadiria et de Lakhdaria ainsi qu’à M’Chedallah (Est)», a indiqué le même responsable, signalant que pour l’heure, la récolte a atteint les 60 hectares avec une production de 6170 quintaux. Selon les détails donnés par M. Ganoun, Bouira compte quatre pépinières productrices de plants d’agrumes qui, a-t-il dit, œuvrent pour le développement de cette filière. «Pour la développer, nous avons formé 125 agriculteurs dans le domaine de l’entretien et du suivi à Kadiria, M’Chedallah et Lakhdaria», a fait savoir le DSA. Il a rassuré les agriculteurs quant à la disponibilité des engrais et la facilitation dans l’octroi de décisions d’acquisition y afférents. «Nous soutenons toujours le prix d’achat des produits d’engrais à hauteur de 20 %, donc il n’y a aucun problème pour le déroulement de la campagne de récolte ou le développement de la production pour l’année prochaine», a assuré le même responsable. Un propriétaire d’une orangeraie à Lakhdaria, Yazid Ghezzal, a reconnu, lui aussi, une hausse dans la production agrumicole cette année malgré des difficultés que rencontreraient certains agriculteurs dans l’entretien et le suivi de leurs exploitations. La majorité des agrumiculteurs de cette région ont développé davantage leurs orangeraies avec le renforcement de la plantation. «L’eau d’irrigation ne pose pas problème, c’est ce qui nous a beaucoup facilité d’ailleurs le développement de cette filière», a-t-il dit, signalant toutefois la «quasi disparition» de certaines variétés comme la Washington et la Java.