Le jeune Ayache Mahdjoubi, décédé suite à une chute dans un puits artésien de 30 mètres de profondeur, a été inhumé jeudi au cimetière du village d’Oum Echemel, dans la commune de Houamed (130 km à l’ouest de M’sila), dans un climat de tristesse, en présence d’une foule nombreuse composée de proches et de citoyens venus de plusieurs régions du pays.

La dépouille du défunt, coincée durant neuf jours dans un puits artésien et dont la mort a été confirmée dimanche, a été retirée mercredi à 21H55 après d’intenses efforts déployés par les équipes de secours de la Protection civile, même si souvent l’opération a été décriée par plusieurs habitants. Elle a été acheminée vers l’hôpital de Bou Saâda, avant d’être transférée au domicile familial au village d’Oum Echemel pour permettre à sa famille et aux citoyens de lui rendre un ultime hommage. Un élan de solidarité avec la famille de la victime a accompagné, tout au long des neuf jours, les efforts déployés pour extraire le jeune homme du puits, suivis de très près par les citoyens à l’échelle locale et nationale et largement répercutés dans les médias nationaux et étrangers. Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui, avait dépêché mardi une commission interministérielle, composée des secrétaires généraux de son ministère et ceux des Ressources en eau, de la Santé et de la Solidarité nationale, en plus du directeur général de la Protection civile et du délégué national aux risque majeurs. La commission avait présenté ses condoléances à la famille de la victime Ayache Mehdjoubi et reçu des explications sur le déroulement de l’opération d’extraction du corps de la victime. Rappelons-le, la commission a été empêchée par des citoyens en colère de se rendre sur le lieu du drame pour inspecter l’opération d’évacuation du corps de la victime. Le cortège a été caillassé par un groupe de jeunes en colère. Ces derniers estiment que les pouvoirs publics n’ont pas pris les mesures adéquates pour sauver le jeune Ayache. La Protection civile a mobilisé 300 agents équipés de moyens d’intervention et d’excavation réquisitionnés par le wali de M’sila et par des particuliers qui se sont relayés depuis le 18 décembre pour sortir la victime du puits. Pendant l’opération d’évacuation, qui a duré 9 jours, la Protection civile n’a pas cessé d’inviter les citoyens à ne pas se rapprocher du site de creusement pour retirer le corps d’Ayache Mehdjoubi. Selon cette dernière, la montée des eaux a été le principal obstacle qui a fait retarder l’opération d’évacuation. Un retard qui a nourri un sentiment de colère dans toute la région et sur les réseaux sociaux notamment. Le frère de la victime s’est emporté contre le wali de M’sila qu’il a accusé publiquement de négligence. Sur les réseaux sociaux, la colère était générale.
Les agriculteurs de la région d’Oum Echemel ont été invités à actionner les pompes de forage pour contribuer à faire baisser le niveau des eaux sur le site de l’accident. En plus des agriculteurs, les entrepreneurs de la région ont également mis tout leur matériel à la disposition des équipes de recherche et d’évacuation. Plusieurs engin ont été mobilisés durant l’opération de sauvetage et d’évacuation du jeune Ayache Mahdjoubi.n