Le commissariat du Festival culturel national d’Ahellil de Timimoun, en partenariat avec l’Office national de la culture et de l’information (Onci), organise la 12e édition de l’événement musical, qui se tiendra du 28 au 30 décembre dans la capitale du Gourara.

Placé sous l’égide du ministère de la Culture, cet événement est dédié, cette année, au défunt Moulay Slimane Seddik, alias Moulay Timi, disparu cette année et connu notamment pour son amitié avec Mouloud Mammeri et pour l’aide qu’il lui a apporté dans le cadre d’un travail anthropologique de référence qu’il a réalisé sur l’Ahellil, inscrit depuis 2008 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Vingt-quatre troupes dédiées à l’Ahellil et une dizaine qui se distinguent dans d’autres genres musiques du patrimoine, notamment des associations culturelles, se produiront lors des trois soirées de cette édition. Outre l’inauguration d’un salon de l’artisanat au niveau de l’esplanade de l’APC, le coup d’envoi était prévu hier vendredi à 16h au niveau de l’avenue du 1er-Novembre, et sera marquée par un défilé des troupes participantes en provenance d’Adrar et ses environs. Le théâtre de plein air de la ville abritera les soirées musicales à partir de 21h. Pour la première soirée du Festival, le public assistera aux prestations de l’association Tigourarin du patrimoine local (Timimoun), l’association culturelle Tizaine (Timimoun), l’association Casbah pour la culture et la créativité (Deldoul), Kawkab Essahra (Charouine), l’association Bnat el-Maghra du patrimoine local (Timimoun), l’Organisation nationale du développement touristique (Ouled Aïssa), l’association culturelle Adjidi (Ksar Kaddour), et l’association Kawkab El Djanoub (Charouine). Outre les soirées musicales au théâtre de plein air, le programme prévoit des animations au niveau de l’esplanade de ce théâtre, en journée (14h30 le samedi et à 16h le dimanche). A cela s’ajoute une journée d’étude, qui se tiendra le samedi 29 décembre à 9h à la bibliothèque publique de Timimoun, organisée par le commissariat du Festival en coordination avec le laboratoire saharien pour le catalogage du patrimoine algérien de l’Université d’Adrar. Par ailleurs et pour rappel, l’édition 2017 du Festival était organisée en hommage à Mouloud Mammeri, une reconnaissance à son legs inestimable et à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivain-chercheur.