Les premiers symptômes de la maladie se manifestent en Syrie, où il prenait part à un sommet des chefs d’Etat arabe. Maux de tête récurrents, sang dans les urines conduisent à son évacuation en Union soviétique où il est pris en charge, dans la plus totale discrétion, par les meilleurs spécialistes du pays.

Alors que l’opinion algérienne est tenue dans l’ignorance des problèmes de santé du chef de l’Etat, le ministre algérien des Affaires étrangères concède, dans une déclaration faite à Baghdad, que « le Président, exténué, doit prendre du repos ».
Les spécialistes s’orientent vers le diagnostic de la maladie de Waldestrom, un cancer du sang rare, du nom du chercheur suédois qui en avait fait la découverte. La presse algérienne annonce, le 14 novembre, le retour au pays du président Boumediène. Hospitalisé à l’hôpital Mustapha, il tombe dans le coma quatre jours plus tard. Les plus grands spécialistes du monde sont requis à son chevet, y compris le professeur Waldestrom qui ne cache pas son pessimisme quant à l’issue de la maladie. Le président Boumediène décède dans la nuit du 27 décembre.
Avait-il été victime, comme beaucoup de ses proches et d’experts le soutiennent, d’un empoisonnement exécuté par les agents du Mossad ?A. M.