La vie politique nationale semble comme flotter en attendant un éclaircissement de la situation tant attendu par l’ensemble des acteurs nationaux. L’échéance d’avril prochain semble accaparer l’attention de tous les acteurs et observateurs.

Tout le discours actuel des différents partis est irrémédiablement synchronisé sur le rendez-vous présidentiel même si peu de candidats sérieux sont sur la ligne de départ. Les spéculations vont bon train sur l’avenir immédiat de la vie politique nationale. Mais bien malin parmi les observateurs à l’heure actuelle qui sera capable de donner un scénario plausible le plus proche de la réalité à venir. Les observateurs sont désormais contraints de faire dans la spéculation la plus confondante et chacun y va de son scénario. Des attitudes qui ne font qu’amuser le citoyen-électeur au lieu de l’informer sur des questions qui concernent son avenir et celui de sa cité. Aujourd’hui, la moindre annonce d’un chef de parti déclenche immédiatement des réactions d’attente et suscite des boursicotages systématiques. Cette situation démontre qu’il y a une véritable attente de la part d’une scène politique sclérosée. Une attente d’un évènement qui viendrait remettre en marche un système rentré depuis longtemps dans un long tunnel d’indolence. Il devient de ce fait urgent de mettre de l’ordre dans cette situation et redonner à la vie politique nationale un souffle nouveau. Et aussi redonner de l’espoir aux citoyens qui se sentent de plus en plus abandonnés par des politiques qui semblent plus intéressés par leurs carrières qu’à servir leurs concitoyens. Il reste particulièrement dommageable pour un pays comme l’Algérie, qui a dû payer très cher sa stabilité actuelle, de naviguer à vue. Au lieu d’être un exemple pour les pays de la région, l’Algérie, qui avait consacré le multipartisme et la démocratie depuis maintenant près d’une trentaine d’années, se retrouve dans une situation d’impasse.
Où la cacophonie fait office  de vie politique.