Le stade de 50 000 places couvertes de Boukhalfa, dans la banlieue de Tizi-Ouzou, sera réceptionné avant la fin du 1er trimestre 2019, a annoncé, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Hettab, lors de sa visite de travail et d’inspection, lundi, au niveau de ce projet.

A savoir que le taux d’avancement des travaux de ce stade est de 80%. « Comparativement aux autres stades, en l’occurrence celui de Douéra et de Baraki et d’Oran, le stade de Tizi-Ouzou est une perle architecturale sportive ». Le taux d’avancement des travaux est de 80% et le montant alloué pour la réalisation de ce stade est de 5 000 milliards de centimes (Lire également en page 19).

Accompagné du wali, Abdelhakim Chater, le P/APW Youcef Aouchiche et le directeur local de la Jeunesse et des Sports Dahmane Iltache, l’hôte de la capitale de Djurdjura, s’est montré très satisfait de l’avancement des travaux de ce complexe sportif. « C’est un complexe sprtif qui vient consolider les programmes établis par les pouvoirs publics pour développer le secteur et reproduire des projets qui répondent aux standards internationaux. Je suis très soulagé de ce stade qui est une cerise sur le gâteau, sachant qu’il est connecté aux nouvelles technologies et aux énergies renouvelables», s’est-il félicité. Hettab a avoué que le lancement des projets Oran, de Baraki, de Douéra et Tizi-Ouzou a accusé un retard considérable dû à la réservation des assiettes pour l’implantation de ces stades, mais aussi à la complexité de la morphologie de certains sites. «Nous avons alloué une enveloppe considérable pour la mise en service de ces projets, alors c’est le moment de la récolte». Dans le même sillage, il a tenu à exprimer sa déception quant à la cadence des travaux du stade de Baraki qui est peu appréciable. D’après lui, ce projet sera livré avant le 5 juillet prochain. « Après la réévaluation de ce projet, nous avons instruit l’entreprise chinoise chargée de ce projet de partager les conséquences par le rattrapage de ce retard cumulé ». L’hôte de la capitale de Djurdjura a indiqué que dans le cadre de la politique du gouvernement visant le développement du sport, 7 396 équipements de la jeunesse et des sports ont été réalisés ces dernières années. Interrogé sur la décision prise par son département quant à la gestion de ces complexes sportifs, Mohamed Hettab, au vu de l’impact commercial et économique de ce stade, il a indiqué qu’un atelier a été mis en place la semaine dernière chargé de la manière avec laquelle seront gérés ces stades. «Il y aura des EPIC ou bien des entreprises publiques-privées qui prendront la gestion de ces stades». Hettab a précisé que le professionnalisme du sport algérien reste l’une des préoccupations de son département ministériel. Pour cela, il a annoncé la mise en place d’un système de compétition professionnelle du sport algérien et l’installation d’états généraux durant lesquels les acteurs du sport algérien seront conviés afin de réfléchir sur le professionnalisme du sport à moyen et long termes.
Questionné si le gouvernement ne s’opposera pas à la baptisation de ce stade au nom du rebelle de la chanson kabyle, Lounès Matoub, revendiquée par les acteurs du sport au niveau local, le ministre a répondu qu’il y a une commission chargée de la baptisation de ces infrastructures. « Pour le moment ce qui nous intéresse c’est de livrer ces projets aux acteurs du sport ». n