Sonatrach a organisé, hier à la Safex d’Alger, une journée sur la promotion et le développement du contenu local. Une rencontre destinée à débattre des défis et enjeux du groupe, qui s’est tenue dans une salle à moitié pleine de plusieurs de ses cadres et autres invités.

Le directeur de la promotion et du développement du contenu local, Atik Fahim, a indiqué qu’à l’horizon 2030, Sonatrach table sur un taux de 55% dans l’application des programmes dédiés à l’intégration locale. Un enjeu stratégique qui concerne tous les acteurs économiques nationaux aussi bien du secteur public que privé. A cet effet, l’orateur a précisé que ce sont plusieurs défis qui doivent être relevés, d’où l’urgence de travailler dans un cadre organisé. «L’intégration locale ne peut réussir qu’avec l‘implication et la participation de toutes les parties prenantes», a-t-il martelé. En voulant expliquer la nouvelle stratégie de Sonatrach en matière d’intégration locale, l’intervenant a donné un petit aperçu sur le cadre global. Il s’agit, en premier lieu, de redorer l’image de Sonatrach pour qu’elle devienne une référence mondiale. «Nous aspirons à rejoindre le Top cinq des grandes compagnies pétrolières», a-t-il soutenu. Pour traduire cette vision en objectif stratégique, le conférencier a révélé que Sonatrach compte doubler le volume annuel de ses découvertes ainsi que ses performances et centraliser le centre de la gestion des projets de développement. Ce qui générera, selon lui, 3 milliards de dollars par an. Dans cette même optique, Atik Fahim a, en outre, indiqué que son groupe compte bel et bien développer des ressources nouvelles, avec la volonté d’atteindre les 20 milliards de m3 à l’horizon 2030. Il donne l’exemple de l’énergie solaire qui table sur les 1 300 MGW pour la même période.
Concernant la production offshore, le directeur technique de Sonatrach a fait savoir que ce nouveau créneau représente 100 millions de m2 qui seront exploités et développés à la date escomptée. Dans ce contexte, le côté aval ne manque pas à l’appel. L’interlocuteur a indiqué, à cet effet, que Sonatrach a décidé d’investir dans la pétrochimie. «Un projet est en cours de réalisation pour la construction d’une raffinerie des produits pétrochimiques à Hassi Messaoud», a-t-il révélé.
Le conférencier a fait savoir que le groupe Sonatrach compte investir
56 milliards de dollars, dans les cinq années à venir, sur tous les segments de la production pétrolière. Le directeur technique de Sonatrach a profité de cette occasion pour rappeler à son auditoire que l’économie algérienne ne doit pas être atteinte du syndrome hollandais (Dutch disease). Un phénomène qui caractérise les pays centrés autour et uniquement d’un seul secteur de l’économie, à l’instar de celui de l’énergie, comme c’est le cas en Algérie. Mais le comble de tout ça, c’est que notre économie est atteinte du syndrome hollandais et n’arrive pas à diversifier de manière significative son économie. Ce qui la rend tributaire des fluctuations drastiques des prix du pétrole qui ont un impact inévitable sur la situation financière du pays. n