Le président de la commission des affaires juridiques du Conseil de la nation Khalil Zine a évoqué, hier, en long et en large le renouvellement partiel des membres du Sénat prévu le

29 décembre prochain. Intervenant sur les ondes de la Chaîne I de la Radio nationale, le sénateur a fait état « d’une rude concurrence entre les partis politiques en lice ». Selon lui, « il est tout à fait normal que les partis soient concurrents et se battent puisqu’il s’agit d’une élection d’une extrême importance». «Il s’agit d’avoir des représentants dans la Chambre haute du Parlement parmi les grands électeurs, ce qui permettra aux partis qui sortiront victorieux de cette élection de gagner en épaisseur », a-t-il argué. Expliquant que « le poste de sénateur est avant tout une responsabilité », l’hôte de la radio a fait observer qu’« on ne peut prétendre à cette responsabilité que si on est à la hauteur des missions qui sont dévouées aux sénateurs ». Et pour cause, « le citoyen est devenu au centre des préoccupations des élus et le sénateur, puisqu’il est lui-même à la base un élu local, doit être à la hauteur de la responsabilité qui l’attend». Dans cette optique, il fera observer que «certains dossiers de candidature aux sénatoriales ont été rejetés pour antécédents judiciaires ». Aussi, et face à l’insistance du journaliste par rapport au rejet des candidats, l’invité de la rédaction de la Chaîne I a expliqué que le rejet des « dossiers de certains candidats s’explique concrètement par le fait que ces derniers sont poursuivis en justice ou ont écopé de jugement définitif dans des affaires les concernant ». Toutefois, les partis ont procédé au remplacement des candidats mis en cause et rejetés par l’administration, a-t-il expliqué. Evoquant le travail législatif au niveau du Conseil de la nation, le sénateur s’est dit satisfait de l’adoption d’un nombre appréciable de projets de lois, à l’instar de la loi sur le Code pénal, des exceptions constitutionnelles et la loi des finances pour 2019. Soulignant que le Conseil de la nation a débattu, cette année, en tout et pour tout 12 projets de lois, le sénateur a annoncé la programmation prochaine d’un nombre appréciable de textes de lois. Aussi et à la question de savoir qu’elle sera le sort d’une loi après son adoption, le sénateur a fait observer qu’« elle sera suivie par les députés, sénateurs, élus locaux et les ministres pour une application effective sur le terrain». « Avant, il y avait de la bureaucratie mais qui a diminué actuellement », a-t-il lancé, tout en expliquant que « l’administration s’est beaucoup rapprochée du citoyen et il y a eu l’instauration d’une confiance entre les citoyens et l’administration ».
A propos du développement dans les régions frontalières, à l’instar de la wilaya d’El Tarf, le membre du Conseil de la nation a expliqué que les autorités «ont fourni d’importants efforts notamment dans l’hôtellerie et dans la revalorisation des ressources naturelles des régions».N. B.