Sur instruction du wali d’Oran, et afin d’apaiser la colère populaire après le naufrage des 20 haraga parmi les 29 qui ont tenté sans succès la traversée vers l’Espagne, un dispositif de recherches des corps des victimes a été mis en place.

Lors d’une conférence de presse au siège de la direction de la Protection civile, hier, son responsable a annoncé que 40 plongeurs ont été mobilisés pour les opérations de recherche d’éventuelles dépouilles au large d’Oran. Ces professionnels du sauvetage sont accompagnés d’équipes à bord de 25 canots pneumatiques chargés de ratisser les eaux profondes, dans lesquelles il est suspecté de retrouver des victimes. Pour rappel, l’annonce du naufrage des 29 migrants clandestins après un incendie à bord de leur embarcation, puis le sauvetage de 9 d’entre eux, le 20 décembre dernier, par un bateau battant pavillon libérien, a provoqué la colère des habitants de Saint-Eugène, quartier dont sont originaires les victimes.
Les neuf survivants ont été transférés au port de Ténès tandis que l’enquête judiciaire ouverte a permis la mise en détention provisoire de deux personnes présumées être derrière un réseau de passeurs.