Reporters : La Direction des forêts vient de publier le bilan des incendies de forêt en 2018. Elle affirme qu’il est l’un des moins importants de ces dernières années et indique que le secteur se dote de moyens conséquents…

Khemissi Farhati : Le bilan des sinistres est certes moins important et nous nous en félicitons, mais la situation des forestiers n’est pas reluisante. Depuis 2012, la corporation a déjà observé deux grèves importantes dont la dernière a eu lieu en mars 2016, mais les rassemblements de protestation n’ont jamais cessé pour rappeler l’ampleur des difficultés auxquelles nous sommes confrontées. Nous considérons que les forestiers sont, aujourd’hui, une profession marginalisée, alors que les défis du secteur sont énormes…

Qu’en est-il des discussions que vous avez avec la tutelle ?
Plusieurs rencontres ont été organisées avec les responsables du ministère de l’Agriculture et d’autres avec des représentants de la Direction générale des forêts (DGF), mais, jusqu’à présent, aucune réaction positive n’a été perçue par notre syndicat. Aucune de nos revendications n’est réellement prise en compte et toutes les paroles qui nous ont été dites sont restées à l’état de promesses.


Qu’entendez-vous faire ?

Ce que nous faisons depuis le début, continuer à défendre nos droits et poursuivre notre mobilisation.<