Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi,  a mis l’accent mardi à Aïn Defla sur l’importance pour le secteur privé d’investir le domaine du cinéma, observant que la gestion des salles de cinéma « ne doit plus faire partie de prérogatives de l’Etat ».

« Dès lors que la gestion d’une salle de cinéma est une entreprise purement commerciale génératrice d’argent, elle ne peut qu’être confiée au secteur privé », a souligné M. Mihoubi qui suivait un exposé sur la réhabilitation du cinéma « Doui » de Aïn Defla dans le cadre de sa visite de travail dans la wilaya. Il a mis l’accent sur le fait que « quiconque veut se lancer dans un investissement se rapportant au cinéma peut le faire aisément, pour peu que ce dernier se conforme à la réglementation en vigueur », observant qu’à la faveur de l’économie moderne, « il n’appartient plus à l’Etat de se lancer dans la réalisation de salles de cinéma ou de théâtre ».Tout en faisant remarquer que le cinéma fait partie du domaine culturel, il a noté que le rôle de la tutelle (ainsi que celui des services de l’APC et de la wilaya) consiste à préserver le « service culturel », en procédant notamment à la rénovation des salles, soutenant, toutefois, que ce travail « ne peut durer éternellement ». « Dans la quasi-totalité des pays du monde, les salles de cinéma, voire les musées, sont gérées part des privés et, dès lors que la culture est le produit de la société, il appartient à cette dernière de prendre en charge ce volet de la manière qu’elle juge la plus opportune », a-t-il argumenté. A la lumière des explications fournies au ministre, il ressort que la salle de cinéma fera l’objet d’une opération de réhabilitation ayant mobilisé une enveloppe financière de 40 millions de dinars.

Source APS