Les importations ne fléchissent toujours pas, elles n’ont reculé que de 776 millions de dollars (-1,84%) sur les onze premiers mois de 2018. En valeur, elles se sont établies à 41,371 milliards de dollars, contre 42,147 milliards de dollars à la même période de l’année 2017.

Entre janvier et fin novembre 2018, les exportations ont, elles, grimpé à 37,23 milliards de dollars, contre 31,592 milliards de dollars sur la même période de 2017, soit une hausse de 5,64 milliards de dollars (+17,86%). Il en résulte, un déficit commercial estimé à 4,13 milliards de dollars durant les onze premiers mois de 2018, contre un déficit de 10,55 milliards de dollars durant la même période de 2017, soit une diminution de 6,42 milliards de dollars, correspondant à une baisse de 60,81%. Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 90% contre 75% à la même période de l’année précédente. Les hydrocarbures ont encore représenté l’essentiel des ventes algériennes à l’étranger (93,04% du montant global des exportations) en s’établissant à 34,642 milliards de dollars, contre 29,864 milliards de dollars en hausse de 4,78 milliards de dollars (+16%). Quant aux exportations hors hydrocarbures, elles demeurent marginales en représentant 6,96% du montant global des exportations, soit une valeur de 2,59 milliards de dollars, même si elles ont connu une hausse de 50,06% par rapport à la même période de 2017. Les exportations hors-hydrocarbures étaient composées de demi-produits, avec 2,05 milliards de dollars, contre 1,24 milliards de dollars (+65,11%), de biens alimentaires, avec 341 millions de dollars, contre 331 millions de dollars (+3,02%), de produits bruts, avec 88 millions de dollars, contre 66 millions de dollars (+33,33%), de biens d’équipements industriels, avec 84 millions de dollars, contre 72 millions de dollars (+16,7%), de biens de consommation non alimentaires, avec 31 millions de dollars, contre 18 millions de dollars (+72,22%) et de biens d’équipements agricoles, avec 0,30 million de dollars contre 0,27 million de dollars (+11,11%). Sur la période observée, la facture des produits énergétiques et lubrifiants (dont les carburants notamment) s’est significativement réduite en passant ainsi à 921 millions de dollars sur les onze premiers mois de 2018, contre 1,86 milliard de dollars à la même période de 2017, en baisse de 938 millions de dollars (-50,46%). Les importations de biens d’équipements agricoles et industriels ainsi que de demi-produits ont aussi connu une tendance baissière durant la période de comparaison.
La Chine conserve sa place
Ainsi, la facture d’importation de biens d’équipements agricoles s’est établie à 504 millions de dollars, contre 545 millions de dollars (-7,52%). Pour les biens d’équipements industriels, ils ont été importés pour 11,95 milliards de dollars contre 12,76 milliards de dollars (-6,33%). Les importations de demi-produits ont reculé à 9,8 milliards de dollars, contre 10,02 milliards de dollars (-2,14%). Par contre, des hausses des importations ont été enregistrées pour les groupes de biens alimentaires, de produits bruts et de biens de consommation non alimentaires. La facture des produits alimentaires s’est établie à 7,844 milliards de dollars contre 7,767 milliards de dollars (+0,99%). Les importations de produits bruts ont atteint 1,75 milliard de dollars, contre 1,38 milliard de dollars (+27,2%). Concernant les biens de consommation non alimentaires, ils ont été importés pour 8,6 milliards de dollars, contre 7,81 milliards de dollars (+9,9%). En terme de mode de financement des importations, sur les 41,37 milliards de dollars des biens importés, un montant de 24,64 milliards de dollars a été payé par cash (59,56% de la globalité). Les lignes de crédit ont financé les importations à hauteur de 15,14 milliards de dollars (36,6%), tandis que le reste des importations a été financé par le recours à d’autres moyens de paiement pour un montant de 1,58 milliard de dollars (3,83%), et aux comptes devises propres des importateurs pour trois millions de dollars (0,01%). Concernant les partenaires commerciaux de l’Algérie, l’Italie s’est encore classée premier client de l’Algérie, et la Chine premier fournisseur. Ainsi, les cinq premiers pays-clients de l’Algérie ont été l’Italie avec 5,46 milliards de dollars (14,66% des exportations globales algériennes), suivie de l’Espagne avec 4,44 milliards de dollars (11,93%), la France avec 4,18 milliards d dollars (11,23%), les Etats-Unis avec 3,57 milliards de dollars (9,6%) et la Grande-Bretagne avec 2,48 milliards de dollars (6,7%). Quant aux principaux fournisseurs du pays, la Chine maintient sa première place avec 7,04 milliards de dollar (17,02% des importations globales algériennes), suivie de la France avec 4,24 milliards de dollars (10,25%), de l’Italie avec 3,31 milliards de dollars (8%), de l’Espagne avec 3,17 milliards de dollars (7,7%) et de l’Allemagne avec 2,76 milliards de dollars (6,7%).n