La commune de Tibane, perchée sur les hauteurs de la daïra de Chemini, a abrité le week-end dernier, la deuxième édition du Festival international de l’âne et de la montagne, organisée par l’association «Les amis de l’âne», que préside Boukhiba Abdelkrim, un jeune amateur de cette bête de somme.

A cette occasion, un riche programme a été concocté par les organisateurs décliné en une course d’ânes, concours de dessin et de poésies sur l’âne et la montagne, des balades, de l’équitation, des expositions, des conférences et un gala artistique pour la clôture du festival. A travers ce festival, premier du genre en Kabylie, voire en Algérie, les organisateurs entendent mettre en exergue la place qu’occupe l’âne dans la société. Et c’est dans cette optique que deux conférences-débats ont été au programme de cet événement festif, dont les thèmes étaient « L’âne à travers l’histoire » et « Les vertus médicinales du lait d’ânesse ».
Comme l’évènement a coïncidé avec la Journée mondiale de la montagne, ses initiateurs ont profité de l’occasion pour sensibiliser les citoyens de cette région des Ath Waaghlis sur la nécessité de développer le tourisme de montagne, auquel on a d’ailleurs consacré une journée thématique. A noter que des associations de France et d’Allemagne étaient présentes à ce festival qui vise la promotion des activités culturelles et la valorisation des atouts touristiques de cette zone rurale de la vallée de la Soummam. Afin de dénoncer le refus des autorités locales d’accorder une subvention à son festival, le président de l’association organisatrice, Abdelkrim Boukhiba, a créé une surprise à Béjaïa, en manifestant avec son âne devant le siège de la wilaya après avoir parcouru une soixantaine de kilomètres, soit de la commune de Tibane jusqu’au chef-lieu de la wilaya. « Les pouvoirs publics doivent reconnaître aujourd’hui le rôle qu’a joué cet animal dans la construction de nos villages, mais aussi dans les activités agricoles, notamment en cette période hivernale, où l’âne rend un grand service aux familles kabyles dans le transport de leurs récoltes d’olives », a-t-il expliqué aux journalistes présents devant le siège de la wilaya de Béjaïa. C. A. M.