Des insultes et des éclats de voix ont marqué la troisième session extraordinaire de l’Assemblée populaire communale de Sidi Bel Abbès ouverte dimanche en présence de 41 élus sur les 43 composants cette instance. La session durant laquelle devait être adopté le budget primitif de l’année 2019 a par contre tourné à l’échauffourée verbale entre un nombre de membres élus et leur président.

En principe, l’ordre du jour portait sur l’adoption du budget primitif alloué pour l’exercice 2019 et la répartition de 10 postes de chefferie des commissions, comme convenu lors de la précédente session, sauf que 31 membres ont décidé de répartir les tâches avant de passer au deuxième point du jour, exigeant le changement de 5 membres élus qui seraient désignés par le président de l’Assemblée lors de son installation. Ne pas avoir accepté leur revendication et le maintien des membres contestés à leur poste ont créé la polémique entre les contestataires et leur président, qui se sont retirés de la salle de délibérations de l’APC sans accomplir leur travail. Le wali de Sidi Bel Abbès, qui s’est exprimé à travers les ondes de la radio locale, a déclaré sa détermination de remettre de l’ordre au niveau de l’Assemblée et entamer la nouvelle année sous le signe de la stabilité et de la relance. « Il est intolérable de revivre une autre année blanche, s’exclame-t-il, tout en étant désolé de voir des membres élus se disputer non pour le développement de leur localité ni pour l’intérêt du citoyen, mais pour la répartition des postes rémunérés. Le délai de cinq jours augmenté de 48 heures accordé à l’Assemblée populaire communale par le wali a expiré dimanche, ce qui donne le droit au chef de l’Exécutif d’adopter le budget primitif comme le stipule l’article 186 du code communal, en attendant la prise de mesures catégoriques pour le dénouement de la crise au sein cette Assemblée bloquée depuis l’installation de son président. D’autre part, le citoyen attend toujours le rétablissement de la situation au sein de la composante politique pour la relance des projets d’intérêts publics, dont a bénéficié la commune