«On va continuer avec le président de la République», a déclaré, hier, à Alger, le coordonnateur de l’instance dirigeante du Front de libération nationale (FLN),  Moad Bouchareb, pour qui l’ex-parti unique restera la première force politique du pays.

Avec, dira-t-il, une disponibilité à dialoguer avec tous les partis politiques, sans exception. Autrement dit, s’il tend la main à toute la classe politique, le FLN tient à son statut de «locomotive».
D’Oran, le secrétaire général de l’UGTA a indiqué, pour sa part, qu’il n’y aura pas de report et que la centrale syndicale appelle le chef de l’Etat « à se présenter pour un 5e mandat». «1 millions 900 000 travailleurs soutiennent une nouvelle candidature du chef de l’Etat», a déclaré Abdelmadjid Sidi Saïd qui se trouvait hier au congrès de travailleurs des ports. La déclaration du numéro 1 de l’UGTA a été suivie d’un plébiscite du chef de l’Etat sortant dont le bilan, a dit M. Sidi Saïd, lui permet de «poursuivre sa mission».
De quelle façon ? Le chef syndicaliste a affirmé hier qu’il n’y a pas d’autre alternative que la tenue de l’élections présidentielle et l’engagement de M. Bouteflika pour un 5e mandat. Au FLN, on ne semble pas aussi explicite ni aussi sûr. Pour l’instant, seule la tenue du congrès extraordinaire du FLN dans les prochains jours semble être l’objectif de son coordinateur, Moad Bouchareb. Seule certitude également : tout se fera en soutien et en appui aux initiatives du chef de l’Etat.
Intervenant lors d’une rencontre tenue à Alger en perspective du renouvellement partiel, samedi prochain, des membres du Sénat, M. Bouchareb a affirmé que le FLN «demeurera derrière le président de la République», ajoutant que le parti «ne se laissera duper par personne», sans préciser toutefois de qui il parlait.
Par ailleurs, Bouchareb n’a pas tari d’éloges à l’endroit du chef de l’Etat. «C’est lui qui a été à l’origine de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale qui a permis le retour de la paix au pays», a-t-il lancé relevant que « le chef de l’Etat est l’acteur de réalisations innombrables dont le FLN s’enorgueillit».
Faisant remarquer que «les militants du FLN soutiennent le programme du président sans détours, que ce soit parmi les élus locaux ou nationaux», il a noté que le président de la République «s’attache à ce que le FLN fonde ses positions sur la Déclaration du 1er Novembre 1954».
Sur un autre registre, le coordonnateur de l’instance dirigeante du FLN a annoncé vouloir travailler et dialoguer avec les autres partis que compte la scène politique nationale.
«Le FLN tend la main à l’ensemble des partis et à l’ensemble des courants que compte la scène politique nationale, sans exception aucune pour la concertation et pour que nous travaillons ensemble pour la préservation du pays», a indiqué Bouchareb sans pour autant préciser les thèmes à discuter et à débattre avec les autres acteurs politiques. «Nos relations avec les partis et les organisations seront basées dorénavant, sur la confiance, sur un respect total et une transparence profonde dans la prise de nos positions et décisions», a-t-il déclaré en promettant que le FLN «restera encore et toujours la locomotive».
M. Bouchareb donne «ordre» aux élus locaux de voter en faveur des candidats FLN lors des élections sénatoriales prévues la semaine prochaine. «Il faut orienter la mobilisation des élus dans la bonne direction. C’est pour cela que j’ordonne l’ensemble des élus FLN pour qu’ils soient unis le jour du vote», a-t-il lancé sur un ton des plus fermes tout en précisant qu’il n’accepterait pas qu’une seule voix aille ailleurs.
Evoquant les perspectives du parti, Moad Bouchareb a affirmé que le congrès extraordinaire «se tiendra dans les jours à venir», mais sans fournir de plus amples détails.

Le Syndicat national des zaouias appelle  à l’amendement de la Constitution
Nouveau rebondissement hier dans le débat sur les perspectives politiques et l’avenir des présidentielles. Ce coup théâtre porte la signature du syndicat national des zaouias qui, dans un communiqué, a appelé hier à l’amendement de la loi fondamentale. Le syndicat n’explique pas son initiative. Il se contente de déclarer que la modification de la Constitution est un bon choix pour l’Algérie et «la nouvelle année qui s’annonce».