Ils ont effectué, en cinq jours, des dizaines de consultations et pas moins de 62 interventions chirurgicales, dont une de plus de 6 heures. Entrant dans le cadre d’une convention de jumelage, signée entre la direction de la santé et de la population (DSP)

de Ghardaïa et le centre hospitalo-universitaire de Douéra (Alger), une équipe de 14 médecins spécialistes en chirurgie plastique et des grands brûlés était sur place à Ghardaïa pour procéder à une série d’interventions en chirurgie plastique réparatrice, brulologie et chirurgie orthognatique. Conduite par le professeur Kismoune, chef de service de la chirurgie plastique au Centre hospitalo-universitaire de Douéra (Alger), l’équipe chirurgicale a eu à intervenir au niveau du bloc opératoire de l’hôpital Dr Brahim-Tirichine de Sidi Abbaz à Ghardaïa pendant cinq jours, soit du 18 au 23 décembre 2017. Durant ces cinq jours, avec l’appui des médecins locaux, l’équipe de spécialistes a procédé à des interventions spécialisées en matière de chirurgie plastique réparatrice au profit de patients de Ghardaïa et des wilayas limitrophes, Tamanrasset, Adrar, Illizi et Ouargla, souffrant de malformations congénitales, victimes de traumatismes ou séquelles post-brûlures ou de cancers cutanés ainsi que des cicatrices. Plus de 200 patients, issus des différentes localités de la wilaya de Ghardaïa et des wilayas limitrophes, ont bénéficié à titre gracieux de diagnostics, d’examens médicaux spécialisés et d’interventions chirurgicales ainsi qu’une prise en charge efficiente par cette équipe de spécialistes du CHU de Douéra.

Les patients qui ont subi des interventions chirurgicales, dont l’intervention de l’un d’eux a duré pas moins de six heures, avaient au préalable été recensés après un diagnostic établi par l’équipe pluridisciplinaire qui les a déclarés éligibles à passer sur le billard.
Nul doute que ce type d’interventions, totalement gratuites, et effectuées au niveau local, permet aux malades non seulement d’éviter de faire de longs et coûteux déplacements vers les villes du Nord mais aussi d’être suivis par les médecins locaux qui auront été formés par ces spécialistes